DRANCY EN PLEINE ACTION … PAS BIEN !

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Mais .. Mais que fait la police municipale de Drancy qui fonctionne 24 h sur 24 ! L’ancien Directeur des relations publiques du Député Maire Jean Christophe Lagarde en plein action… Ce n’est pas du vélo.. ( Monsieur est aussi le président de l’association vélo club de l’agglomération du Bourget)

Mais c ‘est bien de la destruction d’affiches du front de gauche.. Étrange de l’ancien candidat du  » Centre » au élection municipale de Bobigny…

Et pendant ce temps là …

bobigny tract vehicule villetract vehicule ville bobigny

A Bobigny c’est les véhicules de la Ville de Bobigny qui sont utilisé pour tracter pour les candidats « notre parti c’est vous »   Enfin c est comme à Drancy… c’est pour cacher l’UMP / UDI.

Tu parles… C’est plutôt « nos poches qu’il fait votre parti »

Mais pourquoi la ville de Bobigny utilise les véhicules de la mairie et l’argent public pour un candidat venant de Noisy le sec ???

lagarde bob Bon… le Président de l’UDI.. Il n’a pas répondu sur cette question….

BOBIGNY DRANCY Violences ordinaires ça suffit !

Bobigny : tensions après la triple agression de la jeune militante PC

Bobigny, ce dimanche. Emma, 20 ans et militante communiste locale, a été agressée plusieurs fois à Bobigny alors qu’elle fait campagne dans le cadre des élections départementales.
Bobigny, ce dimanche. Emma, 20 ans et militante communiste locale, a été agressée plusieurs fois à Bobigny alors qu’elle fait campagne dans le cadre des élections départementales. (LP/Aurélie Lebelle.)

Elle a un regard fatigué et las. La lèvre inférieure et la tempe encore un peu rougies. Mais promet que « tout va bien ». « Le contrecoup viendra peut-être après les élections mais pour le moment, je suis très occupée », explique Emma, posément. Tractage, boîtage, rassemblements et réunions.

Voilà le quotidien de cette jeune militante communiste de 20 ans qui vit chez sa mère, cité Jean-Rostand à Bobigny. Responsable avec trois autres gaillards de la section jeunesse communiste de la ville-préfecture, Emma n’a pas le temps de chômer. Pourtant, elle a dû lever le pied ces derniers jours, a pris quelques affaires pour aller dormir à Paris « afin de s’éloigner un peu » et ne sort plus qu’accompagnée à Bobigny. Ses amis, ses camarades communistes ou ses parents se relaient pour être à ses côtés. Car Emma a été agressée à trois reprises ces derniers jours.

Ses agresseurs, qu’elle n’a pas pu reconnaître, avaient clairement ciblé la jeune étudiante en Histoire. Premier épisode, le samedi 28 février. Emma rentre chez sa mère, il fait déjà nuit et deux jeunes hommes la suivent jusqu’au pied de l’immeuble, la plaquent contre un mur et la giflent à plusieurs reprises. « Ils avaient des capuches et je n’ai pas réussi à voir leurs visages, confesse-t-elle. Ils m’ont juste dit “Vous n’êtes plus tout seuls, faites pas les fous !”» Emma file porter plainte. La nouvelle fait rapidement le tour des réseaux sociaux. Le lendemain matin, en route pour un rendez-vous avec d’autres militants, Emma est apostrophée par des jeunes qui font plusieurs fois le tour d’un rond-point, ralentissent et lui lancent entre deux insultes : « Alors, c’était bien hier ? ».

« Cela m’a inquiétée car ça commençait à faire beaucoup, précise-t-elle. Et puis, ça s’est un peu tassé. Jusqu’au jeudi. » Ce jour-là, la jeune femme retrouve des lycéens de Louise-Michel qui organisent un blocus. L’heure et le lieu du rendez-vous ont largement été communiqués sur Facebook. En partant de chez elle, trois hommes cagoulés attendent Emma. « Ils m’ont projetée contre un mur et m’ont donné plusieurs coups de poing dans le visage et le ventre.Ils m’ont juste dit : “Tu parles trop” et ils sont partis. » A l’hôpital Jean-Verdier de Bondy, les médecins lui prescrivent quatre jours d’ITT (interruption totale de travail). Emma est retournée porter plainte, une enquête est ouverte.

« Il y a un climat très lourd à Bobigny autour de ces élections, lance José Moury, l’un des responsables de la section PC de Bobigny et conseiller municipal d’opposition. On sent que certains jeunes ont l’impression de vivre la revanche des municipales. » Pointe-t-il donc du doigt l’UDI, qui a remporté la mairie communiste ? « Non, poursuit-il. En tout cas, s’il n’y a pas eu de communication officielle de la part du maire pour dénoncer cette triple agression, les adjoints de la majorité à qui j’en ai parlé m’ont assuré qu’ils ne voyaient pas de qui cela ne pouvait pas venir. Il ne s’agit certainement pas d’une commande. Mais je crois que certains jeunes se sentent libres de faire du zèle… » Contactée hier, la mairie n’a pas donné suite à nos appels.

Aurélie Lebelle | 15 Mars 2015, 17h46 | MAJ : 15 Mars 2015, 17h46

leparisien.fr

les élus udi sans les gens

les élus sans les gens 2les élus non violents ?

Les images parlent d’eux mêmes, « OU SONT LES GENS  » (on reconnaitra le personnel de la Ville de Drancy).  Le silence des deux maires est aussi parlant…Le lien avec la parution de l’article du Parisien démontre, si besoin est, la manœuvre politique UDI de ce rassemblement,  aux vus des violences précédentes dans nos deux villes du  » type règlement de compte à OK Corral »…

lettre jc La lettre met les points sur les I…

 

RÉSERVE PARLEMENTAIRE 2014 JC LAGARDE PERSISTE !!!

2014 reserve parlementaire lagarde

http://www.lemouv.fr/article-patron-d-un-club-de-foot-et-de-sexion-d-assaut

Le site de l’assemblée ne donne pas le président de l’association CRESCENDO

c’est pourtant mme Lynda Benakouche qui fait la UNE à Bobigny !!! Etrange,

http://www1.alliancefr.com/actualites/bobigny-la-mise-a-pied-de-lynda-benakouche-serait-elle-un-simulacre-5028435

Visitez et tapez Lagarde pour voir ou va votre argent…

Surprise surprise

http://www2.assemblee-nationale.fr/reserve_parlementaire/plf/2014?idDemandeur=268019&typeTri=dest

UDI et le Parti des Musulmans ????

http://www.leparisien.fr/politique/departementales-un-parti-des-musulmans-se-presente-aux-elections-12-02-2015-4527545.php

Le journal le Parisien évoque la candidature du parti des musulmans.

http://udmf.fr/s93.html

Deux idées fortes :

Donner une voix à une partie de la population qui ne se retrouve pas dans les partis traditionnels.

Légal ou pas ?
En France, la création de parti est une activité libre. Sur le plan juridique, c’est une association qui dépend de la loi 1901 et qui ne nécessite donc pas d’autorisation particulière pour exister.

La laïcité ou le sécularisme est le principe de séparation de l’État et de la religion et donc l’impartialité ou la neutralité de l’État à l’égard des confessions religieuses. C est donc une fois, élu qu’il faut appliquer la loi…

Mon Drancy. org s’arrêtera  aux archives citoyennes du net… et sur la campagne locale de quelques mois…

1514369_730813027037648_4234445038667750062_ndistribution au couleur de l'udi

L’UDI de Bobigny – DRANCY (campagne financé par Drancy) qui se dit républicaine favorise ici le communautarisme, ainsi on prend en otage le terme de « musulman ».

La religion musulmane n’appartient à personne, elle est comme toutes les religions, en la personne.

Amalgamer la politique et le religieux, cela ne sert ni l’une, ni l’autre et cette séparation est une protection pour tous.

D’autant que l’article du parisien, UDFM se revendique indépendante…

Ceci est bien triste pour la démocratie….à  Bobigny et Drancy.

Dans la continuité des amalgames…

http://oumma.com/202784/marianne-passer-kamal-m-un-petits-caids-de-bobigny

(Réponse à Marianne)

La question sur Bobigny UDI

http://www1.alliancefr.com/actualites/udi-bobigny-deviendrait-elle-la-premiere-ville-islamique-6015376

Drancy Bobigny l’emprise est bien là

Le lien Drancy Bobigny existe..

En voici quelques exemples ou le personnel de la Mairie de Drancy est très photogénique.. pour l’UDIDRANCY ET BOBIGNYDRANCY ET BOBIGNY (2)Drancy pour la droite à BobignyMAIRE BOBIGNY

Et la suite de Marianne

Bobigny : la gestion folle du nouveau maire

Jeudi 9 Octobre 2014 à 12:30 | Lu 4448 fois I 4 commentaire(s)
Perrine Cherchève et Mathias Destal

Dans cet ancien bastion communiste, le clientélisme est roi depuis l’arrivée aux affaires de l’UDI Stéphane De Paoli. Nominations discutables, promotions injustifiées, renvois d’ascenseur éhontés : la vieille tambouille politique n’a pas changé de recette, et les gourmands ne manquent pas. A commencer par le maire qui, en plus de son indemnité d’élu, perçoit une allocation chômage de 1 851 € net par mois. Extraits.


Il s’en passe de belles à Bobigny. Depuis six mois, les murs de la mairie sont le théâtre de petits arrangements entre amis et de méthodes pour le moins expéditives. Après s’être illustrée dans une sombre affaire de pressions et de menaces auprès d’une adjointe à la petite enfance – que Marianne révélait en juillet dernier –, la nouvelle équipe UDI continue de pratiquer une gestion pour le moins folklorique des ressources humaines, comme le prouvent les documents que Marianne a épluchés. L’idée fixe du nouveau maire : optimiser les rémunérations de la valeureuse équipe qui l’entoure. En quelques semaines seulement, certains des jeunes et fidèles lieutenants de l’édile ont ainsi bénéficié du même traitement qu’un agent titulaire d’un bac + 5 en fin de carrière. Revue de détail.A tout seigneur, tout honneur, commençons par le principal intéressé. Tout juste ceint de l’écharpe tricolore en avril dernier, Stéphane de Paoli s’est accordé une confortable indemnité de 4 500 € net, le maximum légal pour une ville préfecture de moins de 50 000 habitants. Une première décision, hautement symbolique, qui a beaucoup fait jaser dans les couloirs de l’hôtel de ville. Ce natif de « Boboche » – le surnom de Bobigny – qui travaillait jusqu’ici dans le secteur du bâtiment est passé du statut d’illustre inconnu en politique à celui de premier magistrat le mieux payé du département. « Le maire a abandonné son activité de conducteur de travaux », justifiait son entourage, en juin, dans les colonnes du Parisien, pour expliquer ces 4 500 €. Soit.

 

Mais « l’entourage » cité par notre confrère a omis de préciser une chose : selon nos informations, Stéphane de Paoli pointe aussi à l’agence Pôle emploi de Bobigny depuis le 10 novembre 2013, soit pile quatre mois avant le début officiel de la campagne municipale. En vertu de quoi, il touche, outre son indemnité d’élu, une allocation chômage de 1 851 € net par mois, avec des droits qui courent encore pendant plus d’un an. Rien d’illégal à cela : la fonction de maire n’étant pas une activité professionnelle, il est possible de cumuler les deux. A une condition toutefois : accomplir des « actes positifs et répétés de recherche d’emploi ». Ce que le chômeur de l’hôtel de ville assure faire puisque, début septembre, il s’est connecté sur le site de Pôle emploi pour « s’actualiser », comme on dit dans le jargon de l’agence. Les 20 % de demandeurs d’emploi balbyniens seront heureux d’apprendre que leur maire partage leur triste sort…Après de Paoli, la médaille du mieux loti revient au turbulent Kianoush Moghadam. Artisan de la victoire de l’UDI grâce à ses réseaux dans les cités de la ville, ce fan de Scarface et de la série « Braquo » a été bombardé directeur du développement territorial de Bobigny, en charge de l’habitat, du logement, de l’urbanisme et du développement économique. Diplômé d’un master 1 en urbanisme de l’université Paris-X Nanterre, le trentenaire était celui qui avait le plus élevé la voix lors de la séance d’intimidation de juillet dernier,  où le premier adjoint, Christian Bartholomé, entouré de deux de ses sbires avait voulu faire craquer une employée qu’ils suspectaient de trahison. « Ferme ta gueule ! Tu crois que tu parles à qui, ici ? Tu parles à Kianoush, là ! Réveille-toi, y a personne qui me parle comme ça dans cette ville ! Ferme la ta bouche de merde. » Un sens de l’abnégation et de la formule qui valait bien d’être élevé par arrêté du maire au grade d’« ingénieur en chef de classe normale » échelon 10. Rien de moins. Son salaire ? 3 625 € brut par mois. Auxquels s’ajoute une mystérieuse et généreuse « indemnité spécifique de service » de 2 025 € brut, soit un total mensuel de 5 650 €. Aux petits soins, la municipalité lui verse également une « prime de rendement » de 245 € brut mensuels. La maman de ce brillant sujet n’est pas oubliée : embauchée comme secrétaire personnelle de Stéphane de Paoli, elle émarge à 1 724 € par mois. Chez les Moghadam, le militantisme paie ! Mais ce n’est pas tout…

Marianne

Le Parisien sur le même sujet

CARREFOUR DRANCY, LES MAITRES DU MONDE

Certains pensent que la concurrence est l’avenir de l’homme…

D’autres atteint de misogynie pensent que c’est la femme.. qui fait les courses…

Encore aujourd’hui, l’argent est bien le Maitre et les Drancéens n’ont pas de choix, et ils ne le savent pas…

Mais que font nos représentants, certains préconisent de la vente direct du producteur, d’autre invente des gadgets associatifs et de l’autre coté, tuent le petit commerce pour installer…. des dortoirs..

Et les habitants de Drancy ne votent pas….

Drancy : Le premier qui dit la vérité il doit etre executé…

Pour illustrer la dernière dénonciation de l’auteur d’Hypocrisie Française ( entretien avec un journaliste) qui va faire rire « jaune » les habitants de Bobigny (placard de l’affaire Bobigny) et le personnel de la Mairie de Drancy, (voir les tracts des syndicats). http://fr.calameo.com/accounts/2061906

 

Petit historique musicale, JC LAGARDE et son syndicaliste maintenant Maire d’Aulnay avait fait des siennes sur l’expression des fonctionnaires. Et nos deux compères s’ attaquent à la liberté d’expression (cliquer sur le lien) et en appel à Paris nos deux amis sont remis en place par les juges.

Mais encore

http://www.reflexionpolitique.net/2011/01/censure-politique-ordinaire-%C3%A0-drancy-sur-le-journal-municipal-drancy-imm%C3%A9diat.html

L’armée  dite la  » Grade Muette » est donc défendu par notre Député UDI et vu ce qui se passe à Drancy et Bobigny sur le droit d’expression, les placards, les recrutements, l’opposition,  cela pose questions ?

Voici donc la dernière lettre ouverte de notre Député:

Une lecture en musique avec le tube de Guy Beart est approprié…

 

Monsieur le Président,
Paris, le 31 Juillet 2014
Monsieur Claude BARTOLONE Président de l’Assemblée Nationale 126 rue de l’Université 75007 PARIS

Malgré la trêve estivale, je me permets de vous adresser cette lettre ouverte car il me paraît indispensable que vous interveniez auprès du Président de la République et du Gouvernement pour défendre notre institution parlementaire.
En effet, j’apprends que le dernier des Conseils des Ministres, en date du 30 Juillet, vient de décider que le Général Bertrand SOUBELET ne serait plus numéro 3 de la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale, mais muté à la direction de la Gendarmerie Outre-Mer. Cette décision est une véritable rétrogradation pour ce Général méritant dont la valeur et le sens du service de la Nation sont attestés par tous les membres de ce corps prestigieux.
Contrairement à ce qu’affirme le Ministère de l’Intérieur, il s’agit bien d’une mise au placard, comme vous le confirmera n’importe quel militaire connaissant les carrières de la Gendarmerie – et vous en avez sous votre responsabilité directe.
Ce mauvais coup porté à la Gendarmerie Nationale l’a bien évidemment été en plein cœur de l’été afin que cela ne puisse pas faire de vague auprès de l’opinion publique. Vous pourriez me répondre que cela concerne le pouvoir exécutif et pas directement le Parlement.
Je ne le pense pas. En effet, le 18 Décembre dernier, ce Général a été auditionné par la Commission Parlementaire de lutte contre l’insécurité, mandatée par l’Assemblée Nationale.
Interrogé par nos collègues, il leur avait notamment expliqué que la réponse pénale était en décalage avec les infractions constatées, indiquant par exemple que si les élucidations de délits étaient en progression pour 2013 de 4%, les incarcérations avaient diminué de 33%.
Ces déclarations, saluées par de nombreux gendarmes pour leur exactitude et parce qu’elles traduisaient le constat réalisé par ces militaires sur le terrain, avaient à l ‘époque fortement déplu au pouvoir exécutif, notamment au Ministre de l’Intérieur devenu Premier Ministre depuis. On voit aujourd’hui la traduction de cette ire à travers cette mise au placard.
Le principe même de ce type de mutation-sanction est choquant, et d’autant plus de la part d’un Gouvernement qui n’avait de cesse d’en dénoncer la pratique lorsque les Gouvernements de la précédente majorité s’y laissaient aller. Je suis sûr que vous partagerez mon sentiment, vous qui vous étiez ému avec moi du sort du Préfet Cordet, alors en poste en Seine-Saint-Denis qui avait été injustement « placardisé » suite à la publication d’une note confidentielle qu’il avait adressée au Gouvernement.
Mais ici, cette injustice me semble doublée d’un véritable danger pour les droits du Parlement. En effet, pour exercer notre rôle de législateur et de contrôle de l’exécutif, les parlementaires, que nous sommes, avons régulièrement besoin d’auditionner de très nombreux responsables publics, civils ou militaires.
Ces auditions, venant de la part de spécialistes des questions abordées, sont très riches d’enseignements, nourrissent nos rapports parlementaires, guident notre réflexion, nos débats et sont souvent sources de nos propositions de lois ou de nos amendements afin d’améliorer l’efficacité de l’Etat au service de nos concitoyens.
Désormais, sous le Gouvernement actuel, un responsable public désigné par son administration ou invité par les Parlementaires à venir éclairer nos travaux saura qu’il risque d’être sanctionné dans sa carrière s’il vient dire la vérité à la représentation nationale.
Ce Général n’a fait que répondre sincèrement, et au nom de son institution, aux questions de nos collègues ! Fallait-il qu’il se taise pour préserver ses intérêts personnels et sa carrière ?
Vous comprendrez, j’en suis sûr, qu’une telle dérive, si elle n’honore pas le pouvoir exécutif, attente par surcroit directement aux droits de notre institution et des parlementaires qui la composent. Si vous laissez faire sans réagir, à quoi serviront demain ces centaines d’auditions annuelles puisque les fonctionnaires ou les militaires n’y parleront que sous la crainte de l’épée de Damoclès que fera peser sur eux leur hiérarchie ?
A mes yeux, au contraire, le Parlement doit demeurer un lieu d’expression franc et sincère pour tout responsable public qui est invité à s’y exprimer et qui doit pouvoir le faire librement et sans crainte afin que la représentation nationale soit le mieux informée possible.
J’ajoute que dans le cas particulier que révèle de telles pratiques, les parlementaires risquent encore plus d’être victimes d’une information trop partielle pour être utile. En effet, si dans le domaine de la sécurité il est toujours possible d’entendre des responsables syndicaux de la police ou de la magistrature, une telle faculté n’existe ni pour la Gendarmerie, ni pour l’Armée. Devons nous nous résoudre à ignorer ces grands services publics, à ne pas tenter de les entendre, de les interroger, de les comprendre parce que l’exécutif a décidé de les museler face à la représentation nationale ? Devrons-nous désormais les entendre sous le sceau du secret pour espérer en apprendre quelque chose ?
Évidemment non, le débat public, la transparence dont le Chef de l’État vante si souvent les mérites, le rôle du Parlement dans notre démocratie en pâtiraient par trop.
C’est la raison pour laquelle, Monsieur le Président, j’attends de votre part, sous la forme qui vous paraîtra la plus adaptée, une réaction vigoureuse auprès du Président de la République et du Premier Ministre afin de défendre notre droit à être informés correctement par les responsables publics, ainsi que le droit de ces derniers à s’exprimer librement devant l’Assemblée Nationale.
Dans cette attente, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.

Jean-Christophe LAGARDE Député-Maire de Drancy Secrétaire Général de l’UDI