DRANCY BOBIGNY LE POINT SUR L’ARGENT PUBLIC

EXCLUSIF. L’intrigante réserve parlementaire de Jean-Christophe Lagarde

Des fonds issus de la réserve parlementaire du président de l’UDI ont été illégalement détournés en 2014, année de la victoire des centristes à Bobigny.

Par &

Publié le 04/02/2016 à 14:48 – Modifié le 04/02/2016 à 15:49 | Le Point.fr
parlementaire reserve

La réserve parlementaire du député de Seine-Saint-Denis et président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, a-t-elle servi à financer la campagne des centristes aux municipales de Bobigny ? Entre 2012 et 2014, Lagarde a attribué plus de 130 000 euros de subventions à des associations tenues par plusieurs des principaux animateurs de la victoire de Stéphane de Paoli, le candidat UDI, élu maire de la ville en 2014.

Parmi les bénéficiaires de ces aides, Alliance, l’association d’un certain Kianoush Moghadam, qui travaillait alors comme attaché parlementaire pour Jean-Christophe Lagarde, s’est vu octroyer un total de 10 000 euros de subventions. Or, d’après nos informations, seule la moitié de la somme est bien arrivée sur le compte en banque de ladite association. Les 5 000 euros manquants ont été illégalement reversés sur le compte de Sami E., un militant recruté par Moghadam pour la campagne de l’UDI aux municipales de Bobigny. « Si de l’argent a été détourné, c’est à l’insu de monsieur Lagarde, qui engagera des poursuites si cela est avéré », précise une de ses collaboratrices, qui a tenu à garder l’anonymat. Joints par téléphone, Kianoush Moghadam, aujourd’hui cadre à la mairie de Bobigny et toujours vice-président d’Alliance, ainsi que Stéphane D., président de l’association, n’ont pas donné suite à nos demandes.

Des bénéficiaires du premier cercle

En tant que collaborateur de Jean-Christophe Lagarde entre 2012 et 2014, Kianoush Moghadam avait entre autres été chargé de faire le tri dans les demandes déposées par les associations balbyniennes à la permanence parlementaire de son patron. Or, les dossiers retenus concernent pour la plupart des structures gérées ou liées à des personnalités qui ont joué un rôle-clé dans la victoire de Stéphane de Paoli aux municipales de 2014. Khadija Gibier, fervente militante de l’UDI aux municipales de 2014 et surtout candidate du parti de Jean-Christophe Lagarde dans le canton de Bobigny aux départementales de 2015, a touché une enveloppe de 50 000 euros en 2012 pour son association Gela. Contactée par Le Point, elle explique que les fonds lui ont servi à « acheter du mobilier » pour sa structure qui propose des cours de langue arabe aux jeunes Balbyniens. En 2013, Phoenix, une association présidée par Ramdan Ould-Ahmed, un autre animateur de la campagne de l’UDI, a eu droit à 8 000 euros. Mamadou Niakaté, l’actuel chef de cabinet de Stéphane de Paoli à la mairie, a perçu 10 000 euros de crédits parlementaires en 2014 pour son club l’Académie Football Bobigny. Parmi les autres bénéficiaires de la réserve parlementaire de Jean-Christophe Lagarde figure également Crescendo, une association d’aide aux devoirs, qui a perçu 8 000 euros de subventions et dont la présidente, Lynda Benakouche, est au cœur d’une affaire révélée par le journal Marianne , qui a entaché l’arrivée à la mairie de la nouvelle majorité municipale.

DRANCY BOBIGNY LE BOURGET

« Violences en réunion »

Un tract anonyme distribué à Bobigny en juillet 2014 révélant que Lynda Benakouche était mariée à l’un des membres du gang des barbares avait entraîné des règlements de comptes au sein de la majorité. Le document expliquait que Lynda Benakouche, employée à la mairie de Bobigny après avoir activement fait campagne pour Stéphane de Paoli, était la femme de Jean-Christophe Soumbou, un Balbynien condamné à 18 ans de prison pour son implication dans la mort du jeune Ilan Halimi en 2006. Elle-même avait été condamnée en 2005 pour une agression sur une femme enceinte.

Convaincus d’avoir été trahis par l’un des leurs, le premier adjoint Christian Bartholmé et trois cadres de la municipalité, dont Kianoush Moghadam et Ramdan Ould-Ahmed, avaient fait subir un interrogatoire musclé à Sabrina Saïdi, une élue de la majorité. Convoquée à la mairie pour un rendez-vous de routine, la mère de famille de 34 ans était en réalité tombée dans un « guet-apens ». Le 21 janvier dernier, le tribunal correctionnel de Bobigny, saisi de l’affaire, a reconnu Christian Bartholmé et Kianoush Moghadam coupables de « violences en réunion » et les a condamnés à un stage de citoyenneté assorti du paiement de 10 000 euros d’indemnisation à Sabrina Saïdi.

Source LE POINT

Drancy Bobigny l’emprise est bien là

Le lien Drancy Bobigny existe..

En voici quelques exemples ou le personnel de la Mairie de Drancy est très photogénique.. pour l’UDIDRANCY ET BOBIGNYDRANCY ET BOBIGNY (2)Drancy pour la droite à BobignyMAIRE BOBIGNY

Et la suite de Marianne

Bobigny : la gestion folle du nouveau maire

Jeudi 9 Octobre 2014 à 12:30 | Lu 4448 fois I 4 commentaire(s)
Perrine Cherchève et Mathias Destal

Dans cet ancien bastion communiste, le clientélisme est roi depuis l’arrivée aux affaires de l’UDI Stéphane De Paoli. Nominations discutables, promotions injustifiées, renvois d’ascenseur éhontés : la vieille tambouille politique n’a pas changé de recette, et les gourmands ne manquent pas. A commencer par le maire qui, en plus de son indemnité d’élu, perçoit une allocation chômage de 1 851 € net par mois. Extraits.


Il s’en passe de belles à Bobigny. Depuis six mois, les murs de la mairie sont le théâtre de petits arrangements entre amis et de méthodes pour le moins expéditives. Après s’être illustrée dans une sombre affaire de pressions et de menaces auprès d’une adjointe à la petite enfance – que Marianne révélait en juillet dernier –, la nouvelle équipe UDI continue de pratiquer une gestion pour le moins folklorique des ressources humaines, comme le prouvent les documents que Marianne a épluchés. L’idée fixe du nouveau maire : optimiser les rémunérations de la valeureuse équipe qui l’entoure. En quelques semaines seulement, certains des jeunes et fidèles lieutenants de l’édile ont ainsi bénéficié du même traitement qu’un agent titulaire d’un bac + 5 en fin de carrière. Revue de détail.A tout seigneur, tout honneur, commençons par le principal intéressé. Tout juste ceint de l’écharpe tricolore en avril dernier, Stéphane de Paoli s’est accordé une confortable indemnité de 4 500 € net, le maximum légal pour une ville préfecture de moins de 50 000 habitants. Une première décision, hautement symbolique, qui a beaucoup fait jaser dans les couloirs de l’hôtel de ville. Ce natif de « Boboche » – le surnom de Bobigny – qui travaillait jusqu’ici dans le secteur du bâtiment est passé du statut d’illustre inconnu en politique à celui de premier magistrat le mieux payé du département. « Le maire a abandonné son activité de conducteur de travaux », justifiait son entourage, en juin, dans les colonnes du Parisien, pour expliquer ces 4 500 €. Soit.

 

Mais « l’entourage » cité par notre confrère a omis de préciser une chose : selon nos informations, Stéphane de Paoli pointe aussi à l’agence Pôle emploi de Bobigny depuis le 10 novembre 2013, soit pile quatre mois avant le début officiel de la campagne municipale. En vertu de quoi, il touche, outre son indemnité d’élu, une allocation chômage de 1 851 € net par mois, avec des droits qui courent encore pendant plus d’un an. Rien d’illégal à cela : la fonction de maire n’étant pas une activité professionnelle, il est possible de cumuler les deux. A une condition toutefois : accomplir des « actes positifs et répétés de recherche d’emploi ». Ce que le chômeur de l’hôtel de ville assure faire puisque, début septembre, il s’est connecté sur le site de Pôle emploi pour « s’actualiser », comme on dit dans le jargon de l’agence. Les 20 % de demandeurs d’emploi balbyniens seront heureux d’apprendre que leur maire partage leur triste sort…Après de Paoli, la médaille du mieux loti revient au turbulent Kianoush Moghadam. Artisan de la victoire de l’UDI grâce à ses réseaux dans les cités de la ville, ce fan de Scarface et de la série « Braquo » a été bombardé directeur du développement territorial de Bobigny, en charge de l’habitat, du logement, de l’urbanisme et du développement économique. Diplômé d’un master 1 en urbanisme de l’université Paris-X Nanterre, le trentenaire était celui qui avait le plus élevé la voix lors de la séance d’intimidation de juillet dernier,  où le premier adjoint, Christian Bartholomé, entouré de deux de ses sbires avait voulu faire craquer une employée qu’ils suspectaient de trahison. « Ferme ta gueule ! Tu crois que tu parles à qui, ici ? Tu parles à Kianoush, là ! Réveille-toi, y a personne qui me parle comme ça dans cette ville ! Ferme la ta bouche de merde. » Un sens de l’abnégation et de la formule qui valait bien d’être élevé par arrêté du maire au grade d’« ingénieur en chef de classe normale » échelon 10. Rien de moins. Son salaire ? 3 625 € brut par mois. Auxquels s’ajoute une mystérieuse et généreuse « indemnité spécifique de service » de 2 025 € brut, soit un total mensuel de 5 650 €. Aux petits soins, la municipalité lui verse également une « prime de rendement » de 245 € brut mensuels. La maman de ce brillant sujet n’est pas oubliée : embauchée comme secrétaire personnelle de Stéphane de Paoli, elle émarge à 1 724 € par mois. Chez les Moghadam, le militantisme paie ! Mais ce n’est pas tout…

Marianne

Le Parisien sur le même sujet

LA CRECHE PRIVEE TITI DOUDOU DE DRANCY N’EST PLUS…

arrete titi doudou fermeture
arrete titi doudou fermeture 2

Mouvement de colère à la crèche Titis Doudous

Publié le 26.11.2013

Que se passe-t-il à la crèche Titis Doudous, à Drancy? Aujourd’hui, plusieurs employées, soutenues par d’anciennes salariées, actuellement aux Prud’hommes, mais aussi des familles, seront en grève. Leur objectif? Dénoncer les conditions de travail au sein de cette structure associative créée en 2010. Tous pointent du doigt des dysfonctionnements dans la procédure d’accueil mais aussi des cas de violences envers des enfants.

Aucun problème grave constaté par la ville

Au printemps dernier, deux familles, qui souhaitent rester anonymes, ont ainsi porté plainte pour violences et une enquête a été ouverte. « En fin d’année scolaire, l’an dernier, mon fils a reçu une fessée de la part d’une des aides animatrices, témoigne Laetitia, une maman qui s’apprête à son tour à porter plainte. Celle-ci a immédiatement été mise à pied. Pour moi, l’affaire était réglée mais, en discutant avec des salariés et d’autres parents, j’ai découvert que ce n’était pas un cas d’isolé et que beaucoup de choses n’allaient pas dans cette crèche. Je vais donc écrire à mon tour au procureur de la République ».

A en croire plusieurs salariés, la crèche n’obéirait pas aux règles d’accueil de la petite d’enfance. « Je m’occupais de dix-huit enfants alors qu’en principe il faut un adulte pour huit enfants qui marchent et un pour cinq quand il s’agit de bébés », explique Fatima, licenciée en 2013, un an après son arrivée. « Moi, ils m’ont embauchée alors que je n’avais aucun diplôme! Ils m’avaient promis une formation, mais ils ne me l’ont jamais proposée », renchérit à ses côtés Naïma, 39 ans, elle aussi licenciée en 2013. Plusieurs salariés ont, de fait, attaqué leur ancien patron aux prud’hommes. Alertée, la mairie s’est rendue à plusieurs reprises sur place. « Il y a de toute évidence des problèmes relationnels entre certains salariés et les responsables. Mais nous n’avons à ce jour constaté aucun dysfonctionnement grave. La PMI (protection médicale infantile) a fait de même et ne signale rien d’anormal », indique Jean-Christophe Lagarde, le député-Maire (UDI). Contactés, les gérants de la crèche ne nous ont pas répondu.

Le Parisien

De l’argent public pour nuire au personnel et à l’accueil des enfants ?
Les crèches associatives ou privées

Titi DoudousLocaliser avec Google Maps

4-5 allée Gabriel Péri, Drancy
93700 Drancy

Lorsqu’en 2007, l’Association formation gestion et développement (AFGED) a parlé au député-maire de Drancy de son souhait de créer une structure d’accueil pour la petite enfance à Drancy, très vite Jean-Christophe Lagarde a répondu favorablement, tant la demande de places était importante et le projet ambitieux, mais enthousiasmant dans sa façon de répondre de la manière la plus efficace possible aux besoins.

Il fallait un lieu, le maire proposa les locaux de l’ancienne bibliothèque du quartier de l’Avenir, auxquels ont été joints trois appartements ainsi que les sous-sols. Soit au total 520 m2 que le travail remarquable de deux architectes et des équipes techniques qui les ont entourés a transformé en un très bel équipement intégré au coeur d’un immeuble d’habitation de l’office public d’habitat de Drancy.

Son coût, moins d’un million d’euros – ce qui est un exploit dans de telles conditions – a été financé à parts égales (30 %) par la Caf, la Région et l’AFGED, et à 10 % par le Département.

Qu’apporte-t-on au quartier, s’est interrogée l’association dès le départ. La réponse tient dans la mixité de l’accueil des enfants. Sur les 48 places que compte la crèche, 20 sont destinées aux enfants de familles drancéennes dont les deux parents travaillent et 20 aux salariés d’administrations et entreprises du secteur. Les 8 autres places vont permettre d’accueillir, à temps partiel, des enfants âgés de 2 à 3 ans n’ayant jamais bénéficié d’un accueil en structure collective. Ce dispositif, appelé “passerelle”, a pour objectif de faciliter la future intégration de ces enfants à l’école maternelle et s’adresse en priorité aux familles monoparentales du quartier.

Des mamans qui bénéficieront dans le même temps d’un accompagnement contractualisé pour leur recherche d’emploi. Les 18 salariés en CDI de cette crèche si prometteuse ont pris leur poste le 21 décembre et dès lundi 4 janvier, les premiers parents, très impatients, étaient accueillis avec leurs enfants pour les quelques jours d’adaptation. Quant aux “parents” de l’équipement, les membres de l’association qui ont comme belle ambition de répondre aux besoins tout en “se réalisant”, ils accompagnent cette naissance avec beaucoup de compétence et un grand enthousiasme.

La vie de la maison des Titis Doudous ne fait que commencer….

 

Encore une fois JC LAGARDE, SALINI, se sont trompés et malgré les alertes du personnel et de leur représentants, Il faudra un arrêté  de fermeture de crèche par le Préfet.

Nous ne rappellerons pas le dysfonctionnement si bien dénoncé par Jean Christophe Lagarde sur les enfants du même quartier qui avaient été maltraité dans l’ignorance des services concernés.

Encore une fois le Maire sans doute nous sortir ,  » Ce n’est pas moi… c’est l’autre !!! »

Combien de temps cette rengaine irresponsable va t-elle tenir aux oreilles des Drancéens…  ???

Le résultat – Plus de service au public d’accueil des enfants  dans ce quartier.. Des salariés abandonnés,

Et le pire.. Personne n’est au courant, il n’existe même pas un affichage sur la grille de la crèche…

CRECHE TITI DOUDOU DRANCY

QUE LA MAIRIE PRENNENT SES RESPONSABILITÉS ET REPRENNE LE PERSONNEL POUR RÉ-OUVRIR DE SUITE !!!

 

Drancy : Le premier qui dit la vérité il doit etre executé…

Pour illustrer la dernière dénonciation de l’auteur d’Hypocrisie Française ( entretien avec un journaliste) qui va faire rire « jaune » les habitants de Bobigny (placard de l’affaire Bobigny) et le personnel de la Mairie de Drancy, (voir les tracts des syndicats). http://fr.calameo.com/accounts/2061906

 

Petit historique musicale, JC LAGARDE et son syndicaliste maintenant Maire d’Aulnay avait fait des siennes sur l’expression des fonctionnaires. Et nos deux compères s’ attaquent à la liberté d’expression (cliquer sur le lien) et en appel à Paris nos deux amis sont remis en place par les juges.

Mais encore

http://www.reflexionpolitique.net/2011/01/censure-politique-ordinaire-%C3%A0-drancy-sur-le-journal-municipal-drancy-imm%C3%A9diat.html

L’armée  dite la  » Grade Muette » est donc défendu par notre Député UDI et vu ce qui se passe à Drancy et Bobigny sur le droit d’expression, les placards, les recrutements, l’opposition,  cela pose questions ?

Voici donc la dernière lettre ouverte de notre Député:

Une lecture en musique avec le tube de Guy Beart est approprié…

 

Monsieur le Président,
Paris, le 31 Juillet 2014
Monsieur Claude BARTOLONE Président de l’Assemblée Nationale 126 rue de l’Université 75007 PARIS

Malgré la trêve estivale, je me permets de vous adresser cette lettre ouverte car il me paraît indispensable que vous interveniez auprès du Président de la République et du Gouvernement pour défendre notre institution parlementaire.
En effet, j’apprends que le dernier des Conseils des Ministres, en date du 30 Juillet, vient de décider que le Général Bertrand SOUBELET ne serait plus numéro 3 de la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale, mais muté à la direction de la Gendarmerie Outre-Mer. Cette décision est une véritable rétrogradation pour ce Général méritant dont la valeur et le sens du service de la Nation sont attestés par tous les membres de ce corps prestigieux.
Contrairement à ce qu’affirme le Ministère de l’Intérieur, il s’agit bien d’une mise au placard, comme vous le confirmera n’importe quel militaire connaissant les carrières de la Gendarmerie – et vous en avez sous votre responsabilité directe.
Ce mauvais coup porté à la Gendarmerie Nationale l’a bien évidemment été en plein cœur de l’été afin que cela ne puisse pas faire de vague auprès de l’opinion publique. Vous pourriez me répondre que cela concerne le pouvoir exécutif et pas directement le Parlement.
Je ne le pense pas. En effet, le 18 Décembre dernier, ce Général a été auditionné par la Commission Parlementaire de lutte contre l’insécurité, mandatée par l’Assemblée Nationale.
Interrogé par nos collègues, il leur avait notamment expliqué que la réponse pénale était en décalage avec les infractions constatées, indiquant par exemple que si les élucidations de délits étaient en progression pour 2013 de 4%, les incarcérations avaient diminué de 33%.
Ces déclarations, saluées par de nombreux gendarmes pour leur exactitude et parce qu’elles traduisaient le constat réalisé par ces militaires sur le terrain, avaient à l ‘époque fortement déplu au pouvoir exécutif, notamment au Ministre de l’Intérieur devenu Premier Ministre depuis. On voit aujourd’hui la traduction de cette ire à travers cette mise au placard.
Le principe même de ce type de mutation-sanction est choquant, et d’autant plus de la part d’un Gouvernement qui n’avait de cesse d’en dénoncer la pratique lorsque les Gouvernements de la précédente majorité s’y laissaient aller. Je suis sûr que vous partagerez mon sentiment, vous qui vous étiez ému avec moi du sort du Préfet Cordet, alors en poste en Seine-Saint-Denis qui avait été injustement « placardisé » suite à la publication d’une note confidentielle qu’il avait adressée au Gouvernement.
Mais ici, cette injustice me semble doublée d’un véritable danger pour les droits du Parlement. En effet, pour exercer notre rôle de législateur et de contrôle de l’exécutif, les parlementaires, que nous sommes, avons régulièrement besoin d’auditionner de très nombreux responsables publics, civils ou militaires.
Ces auditions, venant de la part de spécialistes des questions abordées, sont très riches d’enseignements, nourrissent nos rapports parlementaires, guident notre réflexion, nos débats et sont souvent sources de nos propositions de lois ou de nos amendements afin d’améliorer l’efficacité de l’Etat au service de nos concitoyens.
Désormais, sous le Gouvernement actuel, un responsable public désigné par son administration ou invité par les Parlementaires à venir éclairer nos travaux saura qu’il risque d’être sanctionné dans sa carrière s’il vient dire la vérité à la représentation nationale.
Ce Général n’a fait que répondre sincèrement, et au nom de son institution, aux questions de nos collègues ! Fallait-il qu’il se taise pour préserver ses intérêts personnels et sa carrière ?
Vous comprendrez, j’en suis sûr, qu’une telle dérive, si elle n’honore pas le pouvoir exécutif, attente par surcroit directement aux droits de notre institution et des parlementaires qui la composent. Si vous laissez faire sans réagir, à quoi serviront demain ces centaines d’auditions annuelles puisque les fonctionnaires ou les militaires n’y parleront que sous la crainte de l’épée de Damoclès que fera peser sur eux leur hiérarchie ?
A mes yeux, au contraire, le Parlement doit demeurer un lieu d’expression franc et sincère pour tout responsable public qui est invité à s’y exprimer et qui doit pouvoir le faire librement et sans crainte afin que la représentation nationale soit le mieux informée possible.
J’ajoute que dans le cas particulier que révèle de telles pratiques, les parlementaires risquent encore plus d’être victimes d’une information trop partielle pour être utile. En effet, si dans le domaine de la sécurité il est toujours possible d’entendre des responsables syndicaux de la police ou de la magistrature, une telle faculté n’existe ni pour la Gendarmerie, ni pour l’Armée. Devons nous nous résoudre à ignorer ces grands services publics, à ne pas tenter de les entendre, de les interroger, de les comprendre parce que l’exécutif a décidé de les museler face à la représentation nationale ? Devrons-nous désormais les entendre sous le sceau du secret pour espérer en apprendre quelque chose ?
Évidemment non, le débat public, la transparence dont le Chef de l’État vante si souvent les mérites, le rôle du Parlement dans notre démocratie en pâtiraient par trop.
C’est la raison pour laquelle, Monsieur le Président, j’attends de votre part, sous la forme qui vous paraîtra la plus adaptée, une réaction vigoureuse auprès du Président de la République et du Premier Ministre afin de défendre notre droit à être informés correctement par les responsables publics, ainsi que le droit de ces derniers à s’exprimer librement devant l’Assemblée Nationale.
Dans cette attente, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.

Jean-Christophe LAGARDE Député-Maire de Drancy Secrétaire Général de l’UDI

Les papelardises du Député JC LAGARDE

LES PARADOXES DU DÉPUTE  JC LAGARDE

Guerre de religions

Le Député de Drancy, Bobigny, le Bourget signe une pétition contre les persécutions visant les chrétiens d’Irak…

Belle et noble idée que de s’exprimer.. Mais…

L’auteur de « Hypocrisie Française » nous étonnera toujours…

Il semble que le EIIL (l’Etat islamique d’Irak et du Levant, avec Abou Bakr al-Baghdadi qui s’était auto-proclamé « calife et chef des Musulmans à travers le monde ! » Renommé « Etat islamique » (EI), s’attaque  AUX MINORITÉS RELIGIEUSES…

Il n’y aurait que des chrétiens en IRAK , que fait on des kurdes, sunnites, chiites,  Turkmènes, Assyriens, la communauté chaldéenne (comme elle doit vraiment s’appeler) et autres ???

Il n’y aurait  qu’en IRAK qu’il y a des persécutions ?

Pourquoi vouloir faire passer ces guerres sur une position de croyances ?

Comment peut on tuer ou persécuter au nom d’un Dieu ?

Mais sommes nous sur des guerres religieuses, territoriales ou économiques ?

zones de conflits

Notre Député est bien silencieux sur les zones de conflits comme  Gaza, le Mali, l’Ukraine,  ou Bobigny…

Mais que ne dit pas notre Député ?

le contenu de la pétition

Actuellement la plupart des chrétiens d’Irak ont été contraints à fuir leur pays : leurs maisons ont été marquées d’un sigle, comme au temps d’Hitler les maisons juives marquées de l’étoile jaune. Ces chrétiens ont été mis devant un choix : ou ils se convertissaient à l’islam ou ils étaients passés par les armes, leurs biens ont été confisqués, cela est intolérable. Et personne n’en parle, les médias sont muets, les officiels aussi. Il s’agit ni plus ni moins  que d’un retour au Moyen age.

Monsieur le Président, Monsieur le ministre des Affaires étrangères, agissez auprès des divers gouvernement des pays arabes afin qu’ils condamnent cet état de fait,actuellement leur silence (et le nôtre) semble cautionner ces agissements ;  que l’ONU s’empare du problème, les djihadistes doivent comprendre que leur attitude n’est pas acceptée par la communauté internationale.

Chrétiens ou non, nous tous gens de bonne volonté, nous devons réagir à cette violation des droits de l’homme

Mais, mais… les relations de certains députés avec le Qatar ne permettraient t elles pas une avancée plus forte que sa simple et unique signature ?

On remarquera dans sa signature et le texte, son effacement du rôle de Député et de représentant du peuple, le  » C’est pas moi, c’est lui »,  notre Maitre, de l’appréciation, du bon mot, l’accusateur du Pouvoir, qu’il a pourtant et qu’il souhaite amplifier, utilise une véritable rengaine dans « l’action superfétatoire » du Député JC LAGARDE…

Comme dirait IZNOGOUD  » Je veux être Calife à la place du Calife ». Il veut être Président..

Mais il a été Président de FRANCE – QATAR source http://www.assemblee-nationale.fr/qui/xml/organe.asp?id_organe=/13/tribun/xml/xml/organes/393333.xml

Fatwa
http://qatarbook.over-blog.com/article-la-fatwa-du-depute-fran-ais-lagarde-pour-defendre-ou-vendre-le-qatar-99130374.html

Alors que cet article démontre la position du  défenseur de l’argent du Qatar, le lien existe bien avec l’IRAK.

L’agence de presse iranienne Fars a dévoilé un document diplomatique de l’ambassade du Qatar en Libye. Celui-ci révélerait le recrutement par le Qatar de mercenaires destinés à combattre aux côtés des djihadistes en Syrie et en Irak. « Marianne » a tenté de remonter la trace de cet intriguant document et de l’authentifier. la source http://www.marianne.net/Le-Qatar-recrute-t-il-des-mercenaires-pour-l-EIIL_a239738.html

La QATAR et sa stratégie

Alors que le Qatar et l’Arabie Saoudite sont accusés de financer mercenaires et l’« Etat islamique » (EI) en Irak que se passe t’il en France ?

Source http://www.geopolintel.fr/article445.html#nb10
 
Le Qatar, fer de lance de la diplomatie étasunienne, et la France plurielle

Léon Camus

 

Le Qatar qézaco 1 ?

Unique pays wahhabite hors l’Arabie saoudite, l’émirat qatari est une péninsule de 11 437 Km2 soit un peu plus que la Corse, indépendant depuis 1971, peuplé d’un million et demi d’habitants dont seuls 200 000 sont des qataris de souche ! Pétrole et gaz naturel y abondant (3e producteur mondial), le revenu par tête de pipe y est l’un des plus élevés au monde, nul ne payant d’impôts, tous disposent de transports et d’un système de santé gratuits… aucun Qatari – parce que riche avant de naître – ne se voit donc contraint de travailler pour gagner son pain à la sueur de son front, la main d’œuvre servile s’en charge.

Une pétro-monarchie absolue [dirigée depuis 1995 par l’émir (commandeur) Hamad bin Khalifa al-Thani, lequel a déposé son père en profitant de son séjour en Suisse, ce dernier ayant au préalable évincé son cousin en fév. 1972] sans parti politique et moins encore sans l’esquisse d’une once de symbole démocratique, les révolutions arabes n’ont apparemment en rien affecté le pouvoir… même s’il existe de tout évidence des contre-pouvoirs actifs dans la péninsule comme semble l’indiquer un coup d’État avorté en juillet 2009. Un pays où les quatre cinquième de la population n’étant pas des nationaux, les minorités iranienne, chiite, pakistanaise, arabe pourraient quelque jour avoir la velléité de réclamer les droits élémentaires dont elles se voient privées aujourd’hui.

Al-Jazira – La Péninsule.

Fort d’une réserve de 700 mds de $ en fonds souverain, l’émirat à eu l’astuce géniale de se doter en 1996 d’un prodigieux outil d’influence international avec la CNN du Monde arabe, al-Jazira la bien nommée puisque son nom signifie l’île… chaîne de télévision d’information en continu – anglo et arabophone – al-Jezira est sans contestation possible le canal satellite le plus influent du monde musulman. Il n’en demeure pas moins qu’al-Jazira couvre tous les pays sauf un… le Qatar !

Mais le temps est désormais révolu où les Yanks faisaient bombarder et assassiner ses journalistes 2, depuis tout est rentré dans l’ordre du Meilleur des Mondes Globaux, et comme WikiLeaks nous le confirme, al-Jezira s’est opportunément placé sous la bannière étoilée et gratifiante de la diplomatie armée nord-américaine… ce qui ne l’empêche nullement de relayer les communiqués d’Al-Qaïda, assurant par ce biais à la nébuleuse terroriste un canal de communication hors pair. L’Émir à ce propos, en janvier 2010, admettait benoîtement devant le Conseil de coopération du Golfe, que l’outil politique al-Jezira lui était utile à se ménager les bonne grâces de l’organisation takfiriste ! Mais al-Qaïda et la CIA, n’est-ce pas du pareil au même 3 ?

Quand le « Printemps arabe » se déclenche, le Qatar dispose ainsi de tous les atouts pour y jouer un rôle déterminant : une chaîne satellitaire suivie par 50 millions de téléspectateurs, des soutes pleines à craquer de pétrodollars et des liens étroits avec les futurs dirigeants islamistes durs qui vont s’imposer à l’issue de processus démocratiques destinés à donner le change.

Al-Jazira est basée, à Doha, la capitale du Qatar. C’est également le Qatar qui a « hébergé » le CentCom, le commandement opérationnel américain ayant supervisé l’invasion de l’Irak en mars 2003.

Tête de pont et fer de lance de la diplomatie armée nord-américaine.

En vertu d’accords de défense signés en juin 1992, nous trouvons à une quarantaine de Km de Doha, el-Oudeid, principale base aérienne des É-U dans la région sur laquelle se trouve prépositionnés quelque 120 chasseurs bombardiers F-16 et divers autres aéronefs de combat. L’armée américaine dispose là d’une formidable capacité de « projection » sur l’ensemble du Proche-Orient, le Bassin de la Mer Caspienne et l’Asie centrale… C’est à partir d’El Oudeid que les É-U ont, en mars 2003, bombardé l’Irak. Le Qatar est donc, à ce titre et de toute évidence, un État de première ligne dans la stratégie de conquête et suprématie holistique conduite depuis 1991 par les ÉUA 4.

Une politique fourre-tout d’influence tous azimuts…

« L’émir n’est pas un grand démocrate, mais il a été parmi les premiers [dans le monde arabe] à comprendre qu’il fallait aller dans le sens de l’histoire ». Anonymous !

Alors Doha s’efforce, avec l’aide assidue du Département d’État, de mener un jeu diplomatique subtil consistant à être dans tous les camps simultanément. En février 2010, le Qatar signe un pacte de défense avec la Syrie et l’Iran et se fait le tour operator avec le président syrien Bachar el-Assad – contre lequel l’Émirat conspire activement à l’heure et militairement parlant – de la visite triomphale que le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad fera au Liban en juil. 2010… L’émir s’est quant à lui rendu en Israël lors d’une visite discrète la même année, en mars selon Wikileaks.

En ce qui regarde les transferts de fonds au profit des organisations djihadistes [New-York Times « Follow the Money » 8 déc.2010] et de tous les islamistes, des plus modérés aux plus radicaux, tel le parti tunisien islamiste Ennahda en la personne de son chef Rached Ghannouchi, le Qatar ferait preuve de beaucoup de laisser-aller, laisser-faire, pour ne pas parler d’une bienveillante indulgence… « Ici je puis défendre ma cause sans contrainte… Le Qatar m’assure une liberté d’action et une large couverture médiatique internationale » dira le fondateur du FIS algérien, Abassi Madani, réfugié à Doha depuis 2003 et souvent reçu au palais. Qui ne doute d’ailleurs que l’Algérie à bout de souffle, ne perde rien pour attendre ?!

Égypte, Tunisie, Libye, Syrie… un rôle central dans les révolutions arabes.

Lors de la révolution de palais de 1995, les gardes du corps égyptiens qui assuraient la protection rapprochée de l’émir déchu s’étaient vilainement battus jusqu’au bout. Al-Thani s’est alors convaincu qu’ils avaient suivi des ordres pris au Caire… Hosni Moubarak sera par conséquent la première cible de l’Émirat à l’heure des révoltes arabes. De son côté, le Raïs égyptien Moubarak n’appréciait guère que le Qatar multiplie les missions de bons offices au Liban ou au Soudan, sa chasse gardée diplomatique. Dès les premières émeutes populaires au Caire, al-Jazira prend fait et cause pour la foule.

Au fait des méthodes et techniques éprouvées empruntées aux journalistes occidentaux, les correspondants d’al-Jezira gonflent outrageusement le nombre des manifestants et la violence de la répression, suscitant un surcroît de colère et de révolte dans les opinions publiques arabes par le truchement de son auditoratLe prédicateur islamiste, vedette de la chaîne, l’Égyptien Youssef al-Qaradawi, exilé à Doha depuis cinq décennies, animateur de l’émission à très large audience « La Charia et la Vie » excite alors les foules à bouter dehors le « Pharaon » … La messe est dite !

Passons rapidement sur la Tunisie. Une chose est certaine : le financement d’Ennahda, nouveau parti islamiste au pouvoir par le Qatar est un secret de Polichinelle. Le 2 janvier dernier, Rached Ghannouchi son chef -qui se déplace considérablement sans excepter les États-Unis of course -et apporte un soutien sans réserve à la noble cause du Conseil national syrien – était à nouveau reçu au Qatar appelé à lui fournir les moyens nécessaires pour « que la Tunisie nouvelle puisse devenir un exemple en matière de progrès et de démocratie authentique sur la base des valeurs de l’Islam et de ses enseignements ». Pourquoi pas, mais que ce message soit envoyé depuis le Qatar, bastion du radicalisme wahhabite, laisse quand même songeur, pour ne pas dire pantois !

Pour ce qui est le Libye, le cas est exemplaire. Selon le Figaro 6 novembre 2011, Doha aurait engagé 5000 commandos des Forces spéciales qataries sur le front libyen ! Il ne s’est donc pas agi d’un soulèvement populaire, voire d’une cruelle guerre civile, mais bien – comme tout le laissait supposer – d’une intervention armée extérieure et d’une guerre sans uniforme ! « Chargées d’épauler les rebelles, les troupes de Doha se sont d’abord déployées à Tobrouk puis ensuite à l’ouest dans le djebel Nefoussa, où le chef d’état-major qatarien, le général Hamad ben Ali al-Attyiah s’est rendu à plusieurs reprises ». La participation du Qatar au cours de l’intervention menée contre la Jamahiriya libyenne, aura été ainsi particulièrement plus conséquente qu’avouée et ne se sera pas limitée au soutien logistique et aérien revendiqué de prime abord… l’émirat ayant mis quand même à disposition de l’Otan huit Mirage 2000 sur les douze qu’ils possèdent ! Mais les guerres modernes ne sont-elles pas avant toute chose, voire essentiellement, des guerres du mensonge, ne serait-ce que par omission ?

D’après d’autres sources [27-12-2011 Le Nouvel Observateur] : « Les Qatariens sont arrivés avec des valises remplies d’argent, ce qui leur permit de retourner des tribus », ajoutons de recapitaliser les groupes et factions djihadistes [notamment les surgeons du Groupe islamique combattant en Libye – GIGL] en sommeil depuis leur répression par Kadhafi il y a une petite dizaine d’années, mais dont certains éléments libérés en 2008 on joué un rôle central dans la chute de la Jamahiriya, tel Abdelhakim Belhaj, chef de troupes de chocs qui firent tomber Tripoli, puis commandant militaire de la capitale libyenne avant de partir – selon toute vraisemblance 5.

Dans un entretien accordé à la chaîne panarabe Al Arabiya, le président démissionnaire du bureau exécutif du Conseil national de transition libyen, Mahmoud Jibril, avait corroboré que les pétrodollars qataris avaient servi à alimenter « les rivalités et les motifs de désaccords existant entre les rebelles et les divers courants gérant l’après Kadhafi, dans le but explicite de diviser et de monter les uns contre les autres les frères libyens » 6. Au total ce sont 400 millions de $ qui auraient été versés par l’émirat. Quand on aime, on ne compte pas !

Pour ne pas conclure sur le très sanieux chapitre libyen, il s’agit de garder en mémoire que les Qataris ont largement favorisé, approvisionné et abondé les groupes islamistes 7. Dans le Djebel Nefoussa, au sud de Tripoli, les Moukhabarat, les services spéciaux qataris en liaison directe avec leur Cheikh, ont présidé à la distribution très sélective des missiles antichars généreusement offerts par la France. Ce n’est pas moins de neuf cargaisons qui furent ainsi réparties au seul profit des combattants islamistes. Une partie des armes devait par la suite s’évanouir dans la nature en complément des « 10 000 missiles sol-air » engloutis dans les sables libyens selon l’amiral Giampaolo Di Paola, chef du Comité militaire de l’Otan assurant la coordination entre les différents états-majors opérationnels en Libye.

Or, à présent, c’est le Qatar – qui sait apparemment à merveille tirer les marrons du feu – qui a pris le relais de l’Otan sur le sol libyen, en assurant la suite des opérations puisque contrairement à ce que n’en dit pas la grande presse, la situation y est encore loin d’être complètement stabilisée… État de fait qui confirme indirectement le rôle central que le Qatar a occupé dans le déroulement des opérations d’une guerre qui n’a jamais dit son nom 8 !

Désormais, il sera parfaitement loisible de voir dans le Qatar un « acteur majeur » de la scène orientale et plus encore, à travers les liens politiques et économiques tissés avec la France, un protagoniste de l’espace euroméditerranéen. « Un cas unique ! Nous avons assisté à la naissance d’une puissance régionale de la taille d’une tête d’épingle » s’était exclamé le chantre belliciste Bernard-Henri Lévy… et même une « puissance internationale » faudrait-il ajouter en tant que – ultima ratio – bras armé du Pentagone et agitateur au service du Département d’État dans les banlieues du Tiers-Monde hexagonal.

Reste qu’il est parfaitement cocasse – et pas uniquement pour les esprits chagrins – de voir une monarchie réellement absolue, animée par un puritanisme religieux fanatique, œuvrer au triomphe de la démocratie… ou de ce que l’on nomme tel !

Le PSG, les banlieues, l’émir et le Sarkoland.

Depuis quelques années Washington s’immisce insidieusement, sournoisement mais sûrement dans les affaires intérieures françaises, notamment celles de nos périphéries et autres « banlieues », sous couvert de nous donner des leçons de démocratie plurielle et en accusant aimablement les Frenchies d’être d’infâmes « réacs » pratiquant d’odieuses exclusions à l’égard du sel de la terre… C’est ce modèle made in America qu’entendent aujourd’hui appliquer également les Qataris bien décidés à déverser les millions par brassées sur nos gentils discriminés sous le regard attendri des supporteurs du PSG. Le Qatar, micro État et vibrion polymorphe, a en effet racheté la majorité du capital du PSG tout en intervenant militairement aux côtés de l’Otan pour démocratiser la Libye, et bientôt la Syrie – c’est-à-dire l’offrir aux islamistes radicaux – et en se faisant désigner dans la foulée, contre monnaie sonnante et trébuchante il va de soi, comme organisateur en 2022 de la Coupe du monde de football !

Des banlieues « céfrans » choyées et convoitées.

Le Qatar a depuis longtemps emboîté le pas aux Yanks en matière d’ingérence dans les affaires intérieures hexagonales : son ambassadeur n’a-t-il pas annoncé en décembre la création d’un fonds d’investissement de 50 millions € en vu de financer des projets économiques portés par des habitants des banlieues de France ? Dix élus périurbains – cinq hommes, cinq femmes, parité oblige – ont de la sorte été invités au Qatar où ils ont été reçus à l’instar de chefs d’État (futurs peut-être) par l’émir Cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani dans le but officiel d’établir des partenariats économiques entre l’émirat et les quartiers populaires où des entrepreneurs se disent « victimes de discrimination et bloqués » 9.

Le Qatar en France : un État dans l’État et le généreux financier de nos politiques.

Une question se pose crûment : les fonds souverains qataris sont-ils en passe d’acheter la France en pièces détachées à l’instar de ces organisations sionistes qui s’implantèrent en Palestine – pour finir par y créer un État, pour l’heure toujours sans frontières ! – en rachetant morceau par morceau, des terres, des lopins, des domaines, des champs et des maisons à qui voulaient leur vendre ?

Commençons par l’achat en gros et en détail de notre classe politique. Des faits et ils sont évocateurs ! Nos politiques sont tous autant qu’ils sont, de modernes jet-setteurs passant le plus clair de leurs temps dans les avions pour aller se dorer la pilule qui à Marrakech, qui en Tunisie (Alliot-Marie), qui en Égypte (Juppé) et ne parlons pas de notre agité-du-bocal ! En vrac parmi les habitués de l’émirat : Villepin, Delanoë, Douste-Blazy, Dati, Royal, Amara, Guéant, Debré, Larcher, Védrine, Mitterrand, Morin, Chevènement, Baudis, Lang 10. Pas un qui manque à l’appel !

Trois semaines après son élection, en 2007, le premier chef d’État arabe reçu à l’Élysée est l’émir al-Thani. Celui-ci, le 14 juillet suivant, assistait au défilé de nos troupes au côté du président de la République. Lorsque M. Sarkozy occupait la place Beauvau, il avait eu à connaître de la formation des forces de sécurité qataries, d’où des contacts privilégiés… Ce serait par ailleurs le Qatar qui serait intervenu de façon décisive dans la libération en août 2009 du libyen al-Megrahi, l’un des auteurs présumés de l’attentat de Lockerbie, puis surtout, en juillet 2007, dans celle des infirmières bulgares détenues en Libye ; pourtant, curieusement, ce furent Cécilia Sarkozy et son mari qui en récoltèrent tous les lauriers.

De la même mauvaise manière quand le président français – en bonne compagnie : celle du Premier ministre britannique David Cameron et du plumitif Bernard-Henri Lévy alors promu Ministre bis des Affaires étrangères et de la Guerre – paradent à Tripoli le 14 septembre, après la mort ignominieuse – pour les vainqueurs – du Raïs déchu, le grand allié qatari est exclu du triomphe… Et il en concevra un ressentiment durable à l’égard du chef de l’État français 11. Précisons que le Qatar joua un rôle discret, pour ne pas dire occulté – mais essentiel car unique dans le monde arabe – dans la destruction libératoire de la Lybie assortie de ses 150 000 morts « humanitaires », lesquels auront évité, il est vrai, par leur sacrifice « un véritable bain de sang » 12 ! Il en sera vraisemblablement de même, lorsque les nouveaux Alliés anglo-franco-turco-quataris en auront fini avec la Syrie, mais la démocratie est à ce prix et l’on ne peut faire d’omelette sans casser des œufs, n’est-ce pas ?

Pour revenir à la noria de personnalités françaises qui vont chercher quelque fraîcheur à l’ombres des méga buildings et palmiers qataris, réservons une mention spéciale aux membres ou ex membres du gouvernement : Claude Guéant missi dominici de M. Sarkozy, Fadela Amara et Rachida Dati qui, lorsque cette dernière était encore Garde des sceaux, se rendait deux ou trois fois par mois à Doha ! Il est vrai, ceci expliquant cela, que sa sœur est ou était l’une des proches collaboratrices du procureur général du Qatar… On comprend mieux ainsi les bâillements de la susdite sur les travées du Parlement européen de Strasbourg et ses savoureux fourchages de langue dus évidemment aux décalages horaires ! Chirac président effectua neuf visites officielles dans l’émirat, un client avantageux et assidu du cabinet de conseil de l’ancien Premier ministre Villepin dont les déplacements se font apparemment sur les avions personnels de l’émir !

On jugera également du poids de l’émirat dans la vie politique française, sachant qu’à partir de 2008 il s’est vu octroyer des privilèges fiscaux tout à fait exorbitants – par la grâce des votes de la Chambre et du Sénat – afin de faciliter ses investissements dans notre belle République bananière 13. Ainsi les investissements immobiliers qataris ne sont pas imposables sur les plus-values et ses ressortissants en France ne sont pas astreints à l’ISF durant les cinq premières années de résidence.

Notons que le groupe d’amitié France/Qatar ne compte pas moins de 49 députés à l’Assemblée nationale… en contrepartie Doha a passé avec Paris des accords pour la formation de ses marins et de ses policiers, ce pourquoi le Qatar devrait voir la création d’annexes de certaines de nos grandes Écoles telles HEC, Saint-Cyr ou l’École nationale de la magistrature… mais de là à dire que le palais de Élysée et celui de Doha seraient cul et chemise, subsiste un pas que nous ne saurions franchir !

Quant aux liens économiques…

Les entreprises françaises sont comme de bien entendu représentées en force dans l’émirat, au premier rang desquelles Total, GDF-Suez (5,8%), EDF, Veolia, Vinci, Air Liquide, EADS, Technip… Reste que le Qatar en tant que détenteur d’un prodigieux fonds souverain – la Qatar Investment Authority – dont les avoirs tournent autour de 700 milliards de dollars, s’intéresse de près à nos secteurs stratégiques : par exemple le groupe d’industries de défense et de presse Lagardère (7,6 %), Veolia (5%), de Suez Environnement (1%), Vinci (5,8%), ou la compagnie maritime d’affrètement CMA CGM, et plus encore à Areva et au nucléaire. Fin 2010, ce n’est qu’in extremis que fut bloquée par le gouvernement – et non par la présidence évidemment – l’entrée du Qatar dans le capital du groupe nucléaire français. Un activisme boursier et des offres d’achat représentatifs de l’agressivité et du volontarisme des mercenaires de l’ingénierie financière qui conseillent la famille régnante du Qatar ou œuvrent au service de ses hommes d’affaires.

Un cas intéressant : l’immobilier et le patrimoine.

L’immobilier donne également une assez bonne mesure de l’influence et des ambitions qatarie en Hexagonie : l’émir possède personnellement à Marnes-la-Coquette, dans les Hauts-de-Seine, une résidence couvrant 4.000 m2 ainsi que l’hôtel d’Évreux, place Vendôme, assorti des deux autres hôtels particuliers y attenant. Quant au fonds souverain émirati, il s’est octroyé à Paris plusieurs grands hôtels tels le Royal Monceau… ou encore le Majestic de Cannes.

Plus emblématique encore, le cas de l’Hôtel Lambert, fleuron du patrimoine parisien du XVIIe siècle sis à la pointe est de l’île Saint-Louis, acquis en 2007 des mains des héritiers de Guy de Rothschild par le propre frère de l’émir et dont les travaux de « restauration » (lire aménagement façon pétromonarchique) ont fait beaucoup de bruit, et pour cause. Des travaux considérables et illégaux qui ont suscité une polémique, or pour l’étouffer, Christine Albanel ministre de la Culture (dont le digne prédécesseur, Jean-Jacques Aillagon, faisait accrocher en sept. 2008 un homard rouge géant à Versailles au plafond de la Salle des batailles), s’est à l’époque bien gardée de saisir la Commission nationale des monuments historiques mais avait créé de toutes pièces un Comité scientifique ad hoc… Passez muscade !

2012 l’année du Qatar en France ?

D’un côté l’émirat comble de bonheur des supporteurs du PSG en recrutant joueurs et entraîneur à prix d’or, de l’autre, il offre à Arnaud Lagardère une magnifique assurance-vie en devenant le premier actionnaire de l’empire familial (7,6 %) ! Quant à la chaîne qatari al-Jazira, celle-ci vient d’acquérir la majeure partie des droits de retransmission de la Ligue des champions de 2012 à 2015, soit quatre lots sur cinq relatifs aux droits audiovisuels de la Ligue des champions pour la France sur la période 2012-2015. 14

Amorcé en 2006, le rachat du PSG par Qatar Sports Investments, a conclu au final quinze ans de rapprochement et d’intrication d’intérêts politiques et économiques entre la France et le Qatar 15. À l’origine, Jacques Chirac avait eu l’habileté – ou un pragmatisme en béton teinté d’un franc mépris pour l’état de droit en général – d’avoir été en 1995 le premier chef d’État a reconnaître officiellement l’émir al-Thani qui venait justement de pousser dehors son propre père parce que jugé inapte à la gestion de son micro et richissime royaume… Quant à Nicolas Sarkozy, il a pour sa part, en quelque sorte, assuré la continuité du service public – certes d’abord au profit du despotisme sportif – en se démenant pour faire aboutir la reprise du club par l’émirat. Chantal Jouanno, alors ministre des Sports, avait failli payer cher et se faire virer pour avoir déclaré publiquement – la folle – qu’elle eût préféré des investisseurs français !!

Pour compléter le tout, Doha a obtenu – à coup de dessous de tables ! – l’organisation de la Coupe du Monde 2022. Le recrutement de Zinedine Zidane – il aurait reçu dit-on entre un et dix millions €… ce que l’intéressé s’est bien gardé de contredire – en tant qu’ambassadeur d’un pays n’ayant jamais organisé un tournoi international de ce type et de cette envergure, aura été aussi un maître coup en matière de communication. Au demeurant, le Royaume-Uni et l’Allemagne auront contesté une décision – pourtant rationnelle selon les critères en vigueur de nos jours : la loi d’airain du pognon – et demandé de façon assez peu réaliste que le choix en faveur de Doha soit réexaminé… Qui vivra verra !

Notons que l’intérêt du Qatar pour le « foot » déborde largement la Coupe du monde, l’acquisition du PSG et d’une brochettes de joueurs peoplisés et dorés sur tranche parce que mieux payés que les plus super traders de salle de marchés… Ainsi les clubs de football européens deviennent des proies qui tombent les unes après les autres : Malaga en Espagne et le FC Barcelone, maintenant le Paris Saint-Germain avons-nous dit, le seul grand club de la capitale française dont Nicolas Sarkozy – comme par hasard – est, ou est supposé être, un fervent supporteur.

Alors, le PSG, les banlieues, l’Émir et le Sarkoland ?!

Que recherche le Qatar en France ? L’analyse de sa stratégie d’influence reste à faire, à commencer par comprendre quels sont les effets directs et indirects que recherche le Qatar par le biais d’un tel activisme ? Activisme d’ailleurs irréductible à une simple compulsion frénétique… Au fond le Qatar n’est-il pas une sorte de chancre se nourrissant des chairs mortes qui l’entourent ? Au demeurant force est de constater que la présence et l’influence du Qatar en France grandissent de façon démesurée.

L’annonce d’un fonds d’investissement au profit exclusif des banlieues, « oubliées et délaissées », intervient quelques jours à peine après l’acquisition par le Qatar, via la chaîne al-Jazira Sport, de quatre des cinq lots des droits audiovisuels de la Ligue des champions pour la France sur la période 2012-2015. Il se répète enfin, et de façon particulièrement insistante, que l’Élysée n’aurait pas ménagé ses efforts – comme si cela constituait une priorité dans la conjoncture actuelle ! – pour convaincre l’émir de donner au PSG les moyens de ses nouvelles ambitions. Mais en contrepartie de quoi ?

Washington en terrain conquis : politique d’ingérence et d’influence !

Les banlieues françaises sont aujourd’hui des cibles prioritaires de l’influence culturelle américaine… au vu au su de tous et sans que nul ne songe à s’en offusquer, bien au contraire. Le Japon, l’Inde et la Chine se partagent à vil prix les dépouilles de notre ex empire industriel, la Grande Amérique quant à elle, nous passe sur le ventre et guigne les faveurs de nos banlieues musulmanes. Tout cela est cependant en parfaite cohérence avec la vague de pouvoirs islamistes militants qui s’installent inexorablement sur le pourtour méditerranéen avec la bénédiction ou l’aide de Washington et de son bras armé qatari.

Depuis le printemps 2008 l’Administration américaine envoie, par le truchement de sa représentation diplomatique à Paris, ses chasseurs de talentsrecruter des Young leadersou leur équivalent dans les banlieues françaises, mais dorénavant non plus parmi les futures élites autochtones. Des actions dites d’influence culturelle qui sont largement montées en puissance avec l’arrivée à Paris d’un nouvel ambassadeur en août 2009 16.

Dès 2008 les Américains s’intéressent en effet à nos banlieues et surtout à leurs responsables musulmans : des séjours dans l’Amérique de Bush et d’Obama, son digne successeur, sont organisés au profit d’associatifs qui en reviennent conquis. Une opération de séduction qui vise aussi ceux qui sont entrés dans notre paysage existentiel sous la dénomination de « Jeunes », éléments phares de nos cités, entrepreneurs intrépides et capitalistes naturels qui prospèrent dans l’économie noire et les trafics illicites ( ?) de drogues réputées douces. Des lycéens et des collégiens du 9-3 ont été à ce titre généreusement invités à dîner par l’ambassadeur d’alors, Craig Robert Stapleton et son épouse dans l’imposant hôtel particulier du Faubourg-Saint-Honoré abritant l’ambassade des ÉUA.

Le maire communiste de Vénissieux, banlieue lyonnaise, André Gérin se déclarait encore à cette époque « curieux de connaître la posture du gouvernement français et du président de la République sur ces actions. Un problème se pose d’un point de vue de l’autorité de nos institutions et de l’indépendance de la France vis-à-vis des États-Unis ». Une bonne question restée depuis sans réponse et c’est bien là que le bât blesse.

En mars 2008 un colloque « Médias et nouvelles générations urbaines : exclusion ou intégration ? » organisé en partenariat avec l’ambassade américaine et le groupe de média américain Trace, nous apportait quelques éléments de réponses en illustrant la collusion sans équivoque entre le Département d’État et nos institutionnels : y figuraient entre autres, Jean-Louis Missika (vice président de Free et ancien haut fonctionnaire du Secrétariat général du gouvernement), Robert Namias (président de l’information de TF1) et Philippe Tassi (directeur général de Médiamétrie), et Claude Grunitzky, Français d’origine togolaise habitant à New York, fondateur de la chaîne de culture urbaine Trace TV et auteur de « Transculturalismes » ayant fait carrière sur la promotion des métissages urbains… « Les États-Unis [disait-il] savent que le rêve américain est bien présent dans les consciences collectives [des banlieues] et veulent l’entretenir… Les évènements à l’ambassade rue du Faubourg-Saint-Honoré sont fréquents où sont invitées des personnalités culturelles, souvent Africaines, issues de l’immigration, qui s’expriment sur les États-Unis » !

À présent, merci au décrié Wikileaks 17 qui a rendu public un rapport du 19 janvier 2010 destiné à Mme Clinton, Secrétariat d’État américain et rédigé par l’actuel ambassadeur des É-U en France, Charles Rivkin, sous le titre évocateur « Embassy Paris. Minority engagement strategy – Stratégie d’engagement envers les minorités » dont le chapitre 4 se propose de « lancer un programme agressif de mobilisation de la jeunesse[des banlieues] ». En substance : « l’Ambassade de Paris met en œuvre une stratégie d’approche des Minorités notamment musulmane… Notre objectif est de mobiliser la population française à tous les niveaux afin d’amplifier les efforts de la France pour réaliser ses propres idéaux égalitaires, ce qui par suite fera progresser les intérêts nationaux américains. Alors que la France est à juste titre fière de son rôle moteur dans la conception des idéaux démocratiques et dans la promotion des droits de l’homme et de l’État de droit, les institutions françaises ne se sont pas montrées elles-mêmes assez souples pour s’adapter à une démographie de plus en plus hétérodoxe ».

Le 2 avril 2010, Charles Rivkin 18 en déplacement à Bondy à la rencontre des jeunes de banlieue, leur déclarait solennellement « Chez moi, c’est différent. Tu peux être africain, indien, mais tu es avant tout américain. […] J’aime parler avec tous les Français. Je sais, et je suis sûr, que le prochain leader français est en banlieue ». On appréciera (diversement) la prétention – voire l’arrogance – américaine à nous donner des leçons de savoir-vivre républicain. Mais cela vient de loin, les GI’s débarqués sur les côtes normandes, quand ils ne lutinaient pas les french girls après avoir carbonisé les villages au phosphore, jetaient nos camembert car ceux-ci entraient, à leur grand dégoût dans la catégorie du « putride » !

« Rééduquer, réinformer le public français me semble être la tâche la plus fondamentale aussi bien que la plus urgente pour la politique démocratique américaine en France, et dans ce domaine presque rien d’efficace n’a encore été fait ». Ainsi donc s’exprimait Sydney Hook, membre fondateur en 1950 à Paris du Congrès pour la Liberté de la Culture l’un des faux-nez de la CIA, dans le rapport de 1949 « Report on the International Day of Resistance to Dictatorship and War » ! L’Amérique ne nous avait pas seulement envahis, selon sa propre terminologie qui n’a jamais mentionné une quelconque « libération », elle entendait en outre nous « rééduquer »… elle y est d’ailleurs presque parvenu vu l’actuelle atonie de la France populaire.

Bref, l’immixtion dans la nos affaires et nos zones périurbaines ainsi que le but clairement affiché d’y découvrir les prochains Obama « rebeu », est impressionnant pour qui n’est pas totalement aveuglé en raison d’une contemplation trop assidue et addictive du cyclope télévisuel. Plus précisément, il s’agit d’un exercice inédit de soft power – autrement dit une opération minutieusement planifiée, suivie et évaluée de manipulation des minorités ethno-confessionnelles – qui ne saurait se développer sans la complicité active, ou la veulerie, de nos dirigeants et des oppositions compradores.

Autre temps, autres mœurs. Autrefois chasser en plein jour en terre étrangère eut été difficilement imaginable et même dangereux : un État étranger court-circuitant les institutions d’un pays pour venir recruter sans intermédiaire ses agents d’influence, incroyable et jamais vu mais aujourd’hui banal – notre siècle n’est-il pas celui de tous les miracles ? – dans un pays lobotomisé, alcoolisé au Vingt Heure et apparemment – ce qu’à Dieu ne plaise – en état de quasi mort cérébrale.

Notes

(1) Locution du pays d’Oc « Qu’es aquò ? « Qu’est-ce ? »

(2) Wiki. Les locaux de la chaîne sont bombardés par les Etats-Unis à deux reprises : une première fois en Afghanistan, la seconde fois en Irak. Un journaliste, Tarik Ayyoub, trouve la mort à Bagdad sous les bombes libératirce. Le Daily Mirror annonce le 22 nov. 2005 à la Une que le président G.W. Bush avait eu l’intention de faire la source mère dans ses locaux de Doha ce à quoi se serait opposé le Premier ministre anglais Tony Blair. En déc. 2001, un autre journaliste de la chaîne de nationalité soudanaise, est arrêté en Afghanistan et emprisonné à partir de juin 2002 à Guantanamo, il sera libéré six ans plus tard en juillet 2008 sans qu’aucune charge n’ait été retenue contre lui.

(3) Donald Rumsfeld, Secrétaire à la Défense sous George Walker Bush, s’était fait remarquer à ce propos en saluant « la parfaite et excellente coopération entre le Qatar et les É-U dans la guerre contre le terrorisme » !

(4) Le Qatar hébergeait également le « CentCom », à savoir le commandement opérationnel ayant supervisé l’invasion de l’Irak. Quant au nombre de militaires américains stationnés au Qatar, ils seraient plus de 10 000 hommes, dont 5 000 présents sur la base d’el-Oudeid !

(5) cf. Réseau Voltaire – combattre avec l’Armée syrienne Libre contre le nationalisme arabe et laïc de Syrie

(6) 18-11-2011 Alger. Le Temps « Mahmoud Jibril accuse le Qatar d’alimenter la zizanie »

(7) A commencer par ceux d’Abdelhakim Belhaj, d’Ismael Salabi, la Katiba des Martyrs d’Abu Salim, dirigée par Abu Sofiane Qumu, un ancien de Guantanamo ou encore la Katiba Obaida Ibn Jarrah, soupçonné d’avoir assassiné, le 27 juillet 2011, le général Abdul Younes. Cf. Ibid. NouvelObs

(8) Slate Afrique 07/12/2011

(9) Le Point.fr – Publié le 09/12/2011

(10) On lira l’article très fouillé – mais cependant muet sur certains points cruciaux – auquel nous avons emprunté une grande partie des matériaux utilisés ici : « Comment le Qatar a acheté la France (et s’est payé sa classe politique) ». Eric Leser 6 juin 2011. Slate.fr

(11) 27-12-2011 Le Nouvel Observateur

(12) Alain Juppé 22 mars et 16 sept. 2011 Le Point.fr

(13) http://www.bladi.net/forum/183275-france-accorde-exoneration-dimpots-avoirs-qatar/

(14) Ibid. Slate juin 2011 « Comment le Qatar a acheté la France (et s’est payé sa classe politique) »

(15) « PSG-Qatar » Le Nouvel Observateur 5 août 2011

(16) le Parisien 21 avril et 22 Avril 2008 Marianne 2 « Banlieues : OPA américaine sur les beurs et les blacks »

(17) 27 fév. 2011

(18) Jeudi 16 septembre 2010- Gestion des Risques Interculturels

Source : http://www.geopolintel.fr/article445.html#nb10

JC LAGARDE, c’est pas moi, c’est lui…

JEAN CHRISPTOPHE micro parti

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Il semble que le Député Maire de Dracy, Bobigny… oublie un rien ses limites de circonscription. Bobigny n’existe plus, en fait, elle n’avait jamais existé sauf pour arroser de subvention des associations  » nébuleuses » et « ouvrières » de la stratégie UDI afin de conquérir le Trône de Bobigny. Du haut de son mandat de Député ou de son armée (mini parti) le lien est bien là. Rien n’a été inventé, c’est un copier coller de la manœuvre de Drancy ou le clan Lagarde est un pass partout ( en référence au « nain » de la Serie Game of Trône).  Les administrés ne savent rien, les agents publics croulent sous la peur, (comme certains habitants, élus, militants d’ailleurs), le droit d’expression réduit à sa plus simple ouverture, ce royaume ressemblent vraiment à la série au vu de l’extension du territoire, l’UDI Bobigny Drancy serait elle sur une stratégie tyrannique ?  *..

* Un tyran (du grec ancien τύραννος / túrannos, mot d’origine lydienne appliqué pour la première fois au VIIIe siècle av. J.-C. au roi lydien Gygès par le sophiste Hippias d’Élis 1) désigne dans l’Antiquité grecque un individu disposant d’un pouvoir absolu, après s’en être emparé de façon illégitime. Le terme prit ensuite un sens péjoratif, impliquant que le tyran abuse de son pouvoir et ne recherche pas le bien commun. Le sens plus large du terme se rapproche de la notion d’autocratie ou de dictature.

JC LAGARDE « NON A LA RECONNAISSANCE D’ UN ETAT PALESTINIEN »

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OUI MAIS….

110 parlementaires français : “nous nous opposons à la reconnaissance unilatérale palestinienne”

Initié par les présidents des groupes d’amitié France-Israël à l’Assemblée nationale et au Sénat, Claude Goasguen (UMP) et Jean-Pierre Plancade (RDSE), le texte réunit des élus de droite, du centre et de gauche.

Monsieur le Président de la République,

Nous, parlementaires français issus de la majorité présidentielle et des rangs de l’opposition, réaffirmons notre engagement en faveur d’une résolution pacifique et négociée du conflit israélo-palestinien reposant sur le principe de deux Etats pour deux peuples.

Nous sommes convaincus que seule la voie du dialogue peut garantir l’établissement d’une paix juste et durable. Aussi, nous appelons Israéliens et Palestiniens à reprendre sans plus tarder le chemin des pourparlers et les exhortons à s’abstenir de toute démarche unilatérale. C’est la raison pour laquelle, nous nous opposons à la stratégie de contournement des négociations visant à imposer la reconnaissance unilatérale d’un Etat palestinien lors de la session de septembre de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Certes, le chemin qui mène à la paix est parsemé d’obstacles et le blocage actuel des pourparlers pourrait conduire un certain nombre d’entre nous à estimer qu’une telle démarche est frappée au coin du bon sens.

Elle est en réalité dangereuse, contreproductive et illusoire. Dangereuse, car loin de résoudre le conflit, elle ne fera que le perpétuer et l’exacerber en suscitant des attentes au sein de la population palestinienne que la réalité du terrain ne saurait combler. La frustration générée par ces attentes déçues pourrait alors rapidement déboucher sur un nouveau cycle de violences. Cette démarche est également contreproductive et illusoire, car aucune « solution miracle » ne soustraira les parties à la laborieuse mais nécessaire négociation des dossiers relatifs au statut permanent (Jérusalem, les frontières, la sécurité, les implantations, les réfugiés, l’eau) sans laquelle aucune paix n’est envisageable.

Il n’y a en effet pas d’alternative aux négociations qui implique de part et d’autre des concessions douloureuses. Comme l’a rappelé le Président américain Barack Obama lors de son allocution du 19 mai 2011 devant le Département d’Etat, une paix durable et équitable n’est possible qu’au moyen d’une approche reposant sur une démarche de type bilatérale. “Les actes symboliques destinés à isoler Israël aux Nations unies en septembre ne créeront pas un Etat indépendant”, a-t-il ajouté.

Cette position a été récemment réaffirmée par le Président du Parlement européen, Jerzy Busek, qui a estimé pour sa part lors d’une conférence de presse le 15 juin 2011 à Ramallah, que la reconnaissance unilatérale d’un Etat palestinien serait « … inutile et dangereuse ».

De même, au sein de l’Autorité palestinienne, cette stratégie de contournement des négociations est loin de faire l’unanimité. Le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a publiquement fait part de ses doutes quant au bien fondé d’une telle démarche. Elle ne fera, selon lui, pas avancer la cause palestinienne et risquerait au contraire d’éloigner son peuple de la réalisation de sa légitime aspiration.

En outre, cette manœuvre politique sape les fondements juridiques sur lesquels repose le processus de paix et viole les accords conclus entre Israël et l’Autorité palestinienne, accords dont la France et avec elle, l’ensemble de la communauté internationale, se sont portées garantes. En effet, les résolutions 242 (1967) et 338 (1973) du Conseil de Sécurité de l’ONU, les accords d’Oslo (1993) et la Feuille de route adoptée par le Quartet (Nations-Unies, Etats-Unis, Russie, Union Européenne), rejettent toute démarche unilatérale et invitent les parties à négocier ensemble une résolution du conflit reposant sur le principe de « deux Etats pour deux peuples vivant côte à côte dans la paix et la sécurité ». Ce principe à été rappelé à de maintes reprises, notamment en Février 2011 par le Quartet qui « …réaffirme qu’une action unilatérale de l’une ou de l’autre des parties en présence ne peut anticiper sur les négociations à venir et ne serait pas reconnue par la communauté internationale. »

Par ailleurs, la reconnaissance unilatérale d’un Etat palestinien conduira les parties dans une impasse et condamnera le processus de paix à une mort certaine. Elle limitera inévitablement les marges de manœuvre de la direction palestinienne et sa capacité à faire des compromis. Toute concession sera à l’avenir interprétée et vécue par la population palestinienne comme un renoncement et un recul inacceptable.

De même, elle enterrera définitivement les espoirs des partisans Israéliens et Palestiniens de la paix qui n’ont cessé d’œuvrer en faveur d’une solution négociée depuis l’inauguration du processus de paix à Madrid en 1991. Elle les marginalisera au profit des extrémistes qui refusent toute concession et n’hésitent pas à recourir à la violence.

Enfin, cette démarche unilatérale mettra en péril la coopération israélo-palestinienne dans les domaines de l’économie et de la sécurité qui a permis une croissance sans précédent en Cisjordanie et l’instauration d’un calme relatif dans les Territoires placés sous le contrôle de l’Autorité palestinienne. Elle conduira les parties à durcir leurs positions et risquerait de précipiter un nouvel affrontement à l’heure où les incertitudes planent sur l’avenir d’une région instable qui connaît de profonds bouleversements. Nous savons toute l’attention que votre gouvernement porte au processus de paix au Proche-Orient et partageons avec vous le souhait que la France et ses partenaires européens jouent un rôle plus actif dans les pourparlers israélo-palestiniens.

C’est pourquoi nous vous demandons solennellement, Monsieur le Président de la République, de réaffirmer l’engagement de la France en faveur d’une solution négociée au conflit en vous opposant à la résolution visant à imposer de manière unilatérale la reconnaissance d’un Etat palestinien. Seul un retour à la table des négociations et des concessions réciproques reposant sur le principe d’une reconnaissance mutuelle garantira l’établissement d’une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens. Nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la République, en l’assurance de notre plus haute considération.

… Jean Christophe LAGARDE Député Drancy, Bobigny, Le Bourget…

Pourtant Bobigny et Drancy s’exprime autrement..



 

Petit rappel François Hollande Candidat à la présidence de la République Française

59 J’engagerai un retrait immédiat de nos troupes d’Afghanistan : il n’y aura plus de troupes françaises dans ce pays à la fin de l’année 2012. Je prendrai des initiatives pour favoriser, par de nouvelles négociations, la paix et la sécurité entre Israël et la Palestine. Je soutiendrai la reconnaissance internationale de l’État palestinien.