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Protoxyde d’azote : les autorités sanitaires mettent en garde contre l’usage détourné de ce « gaz hilarant »

Légal et facile d’accès, l’usage festif du « proto » se banalise chez les lycéens. Des professionnels de la santé mettent en garde contre les effets secondaires, à court et long terme.

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Entrée du Parc Ladoucette  Drancy

Il est désormais fréquent de voir de nombreuses cartouches métalliques joncher la voie publique, notamment devant des lieux où se tiennent des soirées étudiantes… Le protoxyde d’azote, plus communément appelé « gaz hilarant » ou « proto », est devenu un produit à la mode. Utilisé dans le champ médical pour ses propriétés anesthésiques et analgésiques, il est aussi employé comme gaz de pressurisation d’aérosol, en particulier alimentaire. Mais aujourd’hui, l’utilisation détournée de ces cartouches par les jeunes ne cesse d’augmenter. Le gaz est versé dans un ballon puis inhalé, pour un effet euphorisant.

Depuis le début de l’année, vingt-cinq signalements d’effets sanitaires ont été notifiés, dont dix cas d’atteintes neurologiques graves, huit dans la seule région des Hauts-de-France, indique la Direction générale de la santé (DGS), qui lance une alerte sur la consommation de ce produit. « Les éléments suffisent pour considérer qu’il s’agit d’un problème sanitaire », nous indique le professeur Jérôme Salomon, directeur général de la santé. Il s’agit par exemple de scléroses combinées de la moelle, dont certaines sont irréversibles. Un phénomène préoccupant pour les autorités sanitaires, car ces atteintes surviennent en cas de consommation massive, et/ou prolongée, voire quotidienne, de ce produit.

« L’ampleur de ce phénomène est très inquiétante, on assiste à une augmentation de l’usage non médical et à des complications sanitaires graves », estime la pharmacologue Caroline Victorri-Vigneau, responsable du centre d’addictovigilance de Nantes, qui pilote les données sur le protoxyde. D’autant que le nombre de cas de complications est sûrement plus important que le nombre de cas rapportés en raison des sous-notifications. Des cas de décès ont même été répertoriés, selon l’Association des centres d’addictovigilance.

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