DRANCY : Auto électrique : la grande arnaque

A l’approche de la COP21, le gouvernement français intensifie sa croisade en faveur de la voiture électrique, probablement parce qu’il s’agit de la seule action pouvant faire croire que le pays hôte se préoccupe du climat…

Or, contrairement à ce que croient la plupart des gens, soumis à une propagande continuelle des politiques et des industriels, la voiture électrique n’est pas plus vertueuse pour le climat que la voiture thermique, essence ou diesel.

Ce sont là les conclusions d’une étude, déjà ancienne, de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), ignorées délibérément par le gouvernement (Elaboration selon les principes des ACV des bilans énergétiques, des émissions de gaz à effet de serre et des autres impacts environnementaux induits par l’ensemble des filières de véhicules électriques et de véhicules thermiques à l’horizon 2012 et 2020, novembre 2013).

La donnée la plus cruciale est que la fabrication des batteries est tellement émettrice de CO2 qu’il faut avoir parcouru de 50 000 à 100 000 km en voiture électrique pour commencer à être moins producteur de CO2 qu’une voiture thermique. Soit 15 à 30 km par jour,…

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/10/23/emissions-de-co2-l-impasse-de-la-voiture-electrique_4795636_3234.html#jWgzP4lSq67og8cC.99

Le mythe de la voiture propre

En plus d’alourdir la balance commerciale française, l’argument remet en cause celui que ressassent les industriels : « La voiture électrique est la seule solution en main pour réduire les émissions de CO2. Elle est rapide à mettre en œuvre, et même en période d’austérité, ce n’est pas à vous que je vais apprendre qu’il ne faut pas attendre pour s’attaquer à ce problème ! », nous assure à nouveau Vincent Carré.

L’idée d’une voiture neutre en CO2 a pourtant été battue en brèche. En novembre 2013, une étude de l’ADEME analyse les émissions de gaz à effet de serre sur l’ensemble du cycle de vie de la voiture électrique. Le résultat est marquant : une voiture électrique « rentabilise » son impact CO2 à partir de 50 000 km en France, et de 100 000 en Allemagne – une différence qui s’explique par l’alimentation électrique au charbon, à hauteur de 44 % outre-Rhin.

Nouveau calcul : « Cela revient à une moyenne de 15 kilomètre par jour, 365 jours par an, pendant 10 ans. En dessous, la voiture électrique est moins efficiente en CO2 qu’une voiture thermique », dit Stéphane Lhomme. Avec l’Observatoire du nucléaire, il a récemment obtenu du Jury de déontologie publicitaire le retrait des adjectifs « propres », « vert » ou « écologique » qu’utilisaient les constructeurs automobiles pour qualifier la voiture électrique.

Aucun plan de recharge électrique sur un réseau d’énergies renouvelables n’est pour l’heure prévu. Pourtant, comme le note France Nature Environnement dans une récente étude sur la voiture électrique, la clef de l’impact environnemental de la voiture électrique réside dans la production d’électricité. « Dès lors que tout est en place pour l’alimenter par le réseau ERDF, la voiture électrique est celle du nucléaire et donc comptable de toutes les pollutions associées à cette énergie », explique Stéphane Lhomme.

Mais pas seulement : la batterie, très consommatrice en lithium, participe du développement de la consommation de ce métal. Or, l’extraction de l’« or blanc » est la cause de nombreux ravages environnementaux et sociaux, tel que l’a récemment montré l’enquête de Reporterre, tandis qu’« on ne sait toujours pas comment on recycle le lithium, et qu’une usine-pilote vient seulement d’ouvrir en Allemagne, plus de vingt ans après le début de sa commercialisation en France », appuie Camille Lecomte des Amis de la Terre.

Pour Stéphane Lhomme, « on a simplement délocalisé la pollution. Mais on peut faire les mêmes critiques à la voiture électrique qu’aux voitures thermiques. On remplace la peste par le choléra ».

Une délocalisation qui renforce la fracture sociale : « Le riche qui possède sa voiture électrique ne pollue plus là où il conduit, essentiellement en milieu urbain, mais avant, là où il produit son électricité, chez les pauvres », dit Stéphane Madelaine, professeur en mécanique et engagé dans le Parti pour la Décroissance.

Un cheval de Troie du lobby nucléaire ?

« Une bêtise », pour la député EELV Barbara Pompili, « une affaire qui ne tient pas debout, on est hors du rationnel », pour Benjamin Dessus, la voiture électrique soulève l’opposition des écologistes de tous bords. Bernard Laponche y voit lui une « rouerie », qui consiste à entretenir savamment l’assimilation de la transition énergétique au seul enjeu de la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

« En France, on a branché la transition énergétique uniquement sur l’idée de ‘‘civilisation bas-carbone’’. Pourtant, l’enjeu est plus large : il s’agit de sortir des fossiles, mais aussi du fissile », rappelle Benjamin Dessus.

Alors que la France observait ces dernières années une diminution de la consommation d’électricité, la voiture électrique apparaît comme un moyen de freiner cette diminution, voire de l’inverser. Pour Stéphane Madelaine, c’est « une filière qu’on développe de manière absurde afin de maintenir l’industrie nucléaire ».

http://www.reporterre.net/Auto-electrique-la-grande-arnaque

Le cadeau BONUX de la VILLE DE DRANCY

http://www.drancy.net/index.php/Accueil?idpage=1&idmetacontenu=2595

Les efforts écologiques de la ville ont été récompensés. Drancy (Seine-Saint-Denis) s’est vu décerner cette semaine le Trophée des territoires électromobiles par l’Avere-France, l’association nationale pour le développement de la mobilité électrique.

Le prix a été remis par la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, pour « l’ensemble des actions de la mairie en faveur de l’électrique ». Une distinction d’autant plus grande que la municipalité de Seine-Saint-Denis concourait dans la très vaste catégorie des collectivités de 50 000 à 100 000 habitants, soit environ 80 villes en France.
La commune de Drancy a en effet engagé depuis 2011 le renouvellement du parc automobile municipal. La mairie a notamment acquis 70 véhicules électriques et hybrides aux couleurs de la ville, dont plus de la moitié sont des Bluecar, la voiture 100 % électrique popularisée par le service d’autopartage Autolib’.
Des voitures électriques pour donner l’exemple
Celles-ci avaient été présentées il y a un an, faisant de Drancy la première ville de France à s’équiper de Bluecar pour sa flotte municipale afin de limiter son impact sur l’environnement. Un choix que le député-maire UDI, Jean-Christophe Lagarde, a justifié en raison de « la multiplication actuelle des pics de pollution » qui « doit inciter les collectivités locales à donner l’exemple ».
D’ailleurs, en plus de montrer exemplaire, la ville incite également ses habitants à rouler à l’électrique. Elle s’est ainsi pleinement engagée dans le développement d’Autolib’ en Ile-de-France. Drancy dispose pour l’heure de treize stations, qui accueillent une soixantaine de voitures en autopartage, ce qui en fait l’une des villes les mieux équipées de la région.

En Seine-Saint-Denis, la municipalité de Drancy vient d’annoncer la mise en place d’une aide à l’acquisition de 1500 € pour l’achat d’un véhicule électrique.

Après avoir choisi d’équiper sa flotte de 37 Bluecar fin 2013, la ville de Drancy passe à la vitesse supérieure en annonçant une aide de 1500 euros à destination des Drancéens désireux de s’équiper d’une voiture électrique en 2015.

Cumulable avec le bonus actuel de 6500 € voire même le superbonus de 10000 € lorsqu’il sera officiellement en place, l’aide apportée par la municipalité de Drancy permettra de porter le montant total des aides à 11.500 euros selon les cas.

Pour en bénéficier, il faut bien évidemment résider à Drancy et transmettre aux services de la Mairie la facture originale d’achat datée de 2015 accompagnée d’un justificatif de domicile de moins de trois mois, du dernier avis d’imposition, d’un RIB et d’une pièce d’identité.  « Cette aide financière ne pourra être accordée qu’une seule fois par foyer fiscal et par adresse. Plusieurs membres d’une même famille, domiciliés à la même adresse, ne pourront obtenir cette aide communale » précise par ailleurs la délibération du Conseil Municipal.

Une initiative locale qu’on espère voir se développer dans d’autres villes en France

http://www.automobile-propre.com/breves/drancy-1500-euros-achat-voiture-electrique/

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