DRANCY, Blanc Mesnil, Bobigny ou la culture pour tous, mal menée

Le Maire de Le Blanc-Mesnil communique

communiqué meignen

Déjà…

En Seine Saint-Denis, la droite liquide la liberté de création et méprise les publics populaires (Communiqué du PCF93 – collectif Culture)

Il y a des mots que la droite ne supporte pas. Particulièrement dans notre département. Par exemple « culture », « artistes », « associations ». Dans les villes qu’elle gère, quand elle entend ces mots, elle sort ses ciseaux pour tailler dans les budgets et subventions sous les applaudissements de l’extrême-droite.

Ainsi, après les maires UDI  de Saint Ouen où l’espace 1789, le festival Jazz des puces et Mains d’œuvres paient les frais de coupe et de Bobigny ou plane le doute sur l’avenir réservé des résidences artistiques et de la MC93 et met fin à la présence de Banlieues Bleues, c’est au tour du maire (UMP) du Blanc-Mesnil de mettre fin à l’aventure singulière du Forum culturel du Blanc-Mesnil et à la saison musicale « Opus » animée par « Les siècles », l’orchestre en résidence.

Les prétextes invoqués sont les mêmes dans tous les cas : élitisme et coûts trop élevés. Rien n’est plus faux ! Car ces initiatives font l’objet de financements croisés considérables, de taux de remplissage égaux ou supérieur à 80%, de publics majoritairement locaux.

En réalité ce que la droite ne supporte pas, fidèle à l’allergie de Nicolas Sarkozy pour la culture, ce sont les actions qui cherchent à rassembler les habitants autour de la liberté de penser, de créer, d’échanger. Cela témoigne d’un profond mépris pour les habitants: n’allez pas au théâtre, ne vous posez pas trop de questions, contentez-vous de TF1 ou M6 dit en substance la droite aux habitants de Seine Saint-Denis.

La droite a besoin pour continuer à enrichir les riches et appauvrir les pauvres, d’un peuple divisé, ayant du temps de cerveau disponible pour consommer. Tout ce qui peut freiner ce dessein, doit être combattu.

Après les calomnies et les expulsions des Roms et des sans-papiers, les mensonges sur le genre et les ABC de  l’égalité, il est urgent pour elle de défaire l’exceptionnel taux d’équipements culturels de la Seine Saint Denis, d’autant qu’il est en grande partie un acquis de la gestion communiste.

Dans le désarroi qui frappe aujourd’hui les électeurs qui ici plus qu’ailleurs ont garanti la victoire de Hollande en 2012, la droite et l’extrême droite rêvent de prendre leur revanche. Il est vrai que le gouvernement et son obsession de l’austérité comme de la réduction des dépenses publiques servent bien cette stratégie.

Les communistes ne sont pas dupes : ils savent que la culture est un champ d’affrontement parce que c’est un formidable outil de libération. Nous appelons donc les habitants de la Seine Saint Denis à se rassembler pour défendre et faire vivre partout le droit à l’art et à la création, à une vie culturelle riche, constitutifs de l’épanouissement humain.

Le figaro résume ainsi

Le slameur ne décolère pas depuis que le maire du Blanc-Mesnil a annulé son concert. Il est soutenu par Fleur Pellerin et le président du département qui lui propose d’organiser rapidement un concert dans collège la ville.

L’artiste Grand Corps Malade, qui devait se produire le 21 mai au théâtre municipal du Blanc-Mesnil en Seine-Saint-Denis, a dénoncé vendredi une «censure» après l’annulation de son concert par la municipalité pour des raisons qu’il qualifie de «politiques».

«Je ne vais pas me taire, en annulant ce concert on m’empêche de m’exprimer, on me censure», a déclaré à l’AFP le slameur de 37 ans, natif de cet ancien bastion communiste, dénonçant un «procès d’intention» de la part du nouveau maire UMP.

Dans le cadre de sa tournée Funambule Tour 2015, son spectacle dans cette commune du nord de la banlieue parisienne était programmé depuis quatre mois. Il a été annulé mardi «par courrier recommandé», la mairie invoquant «un problème d’assurance», a-t-il précisé, confirmant une information du Parisien.

«C’est une excuse bidon. La municipalité ment de façon décomplexée car en fait elle s’opposait à la venue sur scène de Rachid Taxi et avait peur de potentiels propos politiques de ce citoyen concerné», a affirmé Fabien Marsaud, alias Grand Corps Malade.

Rachid Taxi, nom de scène, est un chauffeur de taxi qui vit au Blanc-Mesnil, ami de Grand Corps Malade qui l’a plusieurs fois fait monter sur scène lors de ses concerts.

«C’est un duo purement artistique et c’est mon concert, j’invite qui je veux», a insisté le slameur, personnalité emblématique de la Seine-Saint-Denis, affirmant qu’il s’était engagé «moralement» et «par écrit» pour «rassurer» la municipalité quant à la venue de son ami.

Pas suffisant pour le maire UMP, Thierry Meignen, qui s’est dit «pris au piège». «Le simple fait de faire monter cette personne sur scène est une provocation, un coup tordu. Grand Corps Malade le sait», s’est-il justifié auprès de l’AFP.

Qualifiant Rachid Taxi «d’intervenant», «ni chanteur, ni artiste», M. Meignen a affirmé que ce «militant d’extrême-gauche» passait son temps à le «calomnier sur Internet».

«Ce n’est pas de liberté d’expression qu’il s’agit ici. Je dis non car la ville paie pour avoir Grand Corps Malade, dans le contrat il vient seul, il est assuré, et ça n’est pas respecté», a-t-il précisé.

Dans un Tweet, Fleur Pellerin, la ministre de la Culture, a dénoncé jeudi soir une «annulation honteuse au Blanc-Mesnil. Une décision politique contre la liberté de création. Inacceptable».

Annulation honteuse au Blanc Mesnil. Une décision politique contre la liberté de création. Inacceptable. Tout mon soutien

Et le slameur lui répondait:

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Merci pour votre soutien et pour la condamnation ferme de ce type de méthodes. Cc

Pointant de son côté une décision qui «heurte la liberté artistique», le président socialiste du département, Stéphane Troussel, a proposé à Grand Corps Malade d’organiser un concert «dans les prochaines semaines» dans un collège du Blanc-Mesnil.

Une «très bonne idée», selon l’artiste, qui précise que «Rachid Taxi sera là» et n’exclut pas d’engager des poursuites judiciaires contre la municipalité pour «rupture de contrat abusive».

Extrait Facebook Hérvé Bramy

…..

Amis et camarades
Rassemblons-nous, slamons
Pour Grand Corps Malade
Ouvrons la fabrique du possible
Associons-nous, slamons
Soyons libres pas disciples
Slamons pour l’émancipation.

 

A ceux qui pense que Drancy… Ce n’est pas ainsi

Donnez depuis 2001 le concert gratuit en plein air…

Comme ceux là !

Les terrasses de l’été M6

les terrasses de l ete Drancy 1992  93  zouk machine les terrasses de l ete Drancy 1992  93 Indra 2 les terrasses de l ete Drancy 1992  93 Indra

C’est loin dans le temps.. mais Zouk Machine, Indra, Lavilliers, l’affaire Louis Trio, Montagné, Sinclair..

 

En fait tous les 14 juillet, un artiste était présent pour un concert plein air gratuit….

Mais encore tous les Drancéens ont en mémoire…

Qu’après avoir  » virés  » de la Ville de Drancy, la Fox compagnie (événementiel pour les scolaires), la compagnie les Acharnés (théâtre engagé), le Créa (comédie musicale), le Festival Banlieues bleues (jazz) et au conservatoire municipal les cours de la comédie musicale, de groupe vocal jazz, de la guitare jazz, de l’histoire de la musique pour la préparation au bac, de l’atelier chansons…..

Le Député maire Jean Christophe LAGARDE licenciait  G… M…….. (artiste enseignant depuis 12 ans) pour  » faute grave  » : Manquement à son obligation de réserve Alors que son dossier de titularisation par l’application de la loi Sapin avait été déposé par le Député Maire au CNFPT,

L’ÉDILE SOUS UN PRÉTEXTE FALLACIEUX RÉPONDAIT PAR SA CULTURE DE LA PRÉCARITÉ ET DE LA CENSURE.

Les juges administratif du tribunal ayant annulés  la décision du Maire, celui ci avait mis fin à l’enseignant par un contrat de 3 mois qui à terme n’a pas été renouvelé…

Les attaques à la culture à Drancy  sont bien là…

Aujourd’hui me direz vous… Il faut payer, pour un spectacle en salle mais plus rien en pleine air… Un spectacle payant pour voir en vrai  » ceux de la télé TF1″

adamo payant salle amel bent payant m pokora payant salle

Certains brulaient des livres, d’autres cassaient des statues

bruler livrecasser statue

D’autres étaient poètes…

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Alors comme le dit fort bien…

La démocratie est (Grand Corps) Malade !

Annulation du concert de Grand Corps Malade, déclaration de Didier Mignot.
En interdisant le concert programmé de Grand Corps Malade, le maire UMP du Blanc-Mesnil commet un acte politique grave et lourd de sens. J’exprime en premier lieu ma solidarité et mon soutien à Grand Corps Malade qui est victime de l’acte sans doute le plus redouté par un artiste : la censure.
La cause de cette décision ? Le refus du maire de voir un citoyen Blanc-Mesnilois – dont les liens d’amitiés avec le célèbre slameur sont connus – être présent sur scène pour interpréter une chanson en duo.  Ces deux amis ont déjà commis ce « crime » à plusieurs reprises dans différents concerts, un peu partout, sans que cela ne pose le moindre problème. Ce Blanc-Mesnilois, connu sous le nom de « Rachid Taxi » – également titre d’une œuvre de Grand Corps Malade – est un homme engagé depuis longtemps dans le débat citoyen de notre ville et au-delà. Il est vrai aussi que le cœur de Rachid, très attaché à son indépendance vis-à-vis des Partis politiques, bat au rythme des valeurs de solidarité, d’antiracisme et des luttes contre les discriminations. Néanmoins, sa présence sur scène ne relevait d’aucune intention politique mais tout simplement de la volonté de participer à un moment artistique.
Quoi qu’il en soit, la décision du maire de toutes les droites qui ne cesse de dire qu’il « ne-fait-pas-de-politique » est bien un acte politique qui couvre de honte notre ville. C’est la liberté d’expression, le droit à la création et à la diffusion d’œuvres artistiques qui sont ainsi violemment attaqués. Cela ne plait pas au maire, alors on supprime ! C’est du jamais vu au Blanc-Mesnil. Cela nous renvoie aux heures les plus sombres de l’histoire de notre pays. Ne rien dire face à un tel scandale serait tout aussi coupable. Alors oui, je m’indigne et j’appelle à l’indignation de toutes et tous !
Il ne s’agit pas d’une maladresse ou d’un coup de tonnerre dans un ciel serein, mais bien d’une décision d’une redoutable cohérence avec d’autres mesures prises depuis l’arrivée de Monsieur Meignen et de son équipe à la direction de notre ville. La liste est longue : fermeture de la Bourse du Travail ; aucune condamnation des ignobles propos racistes tenus par l’un de ses soutiens durant la campagne électorale des municipales ; flicage du personnel communal avec des conséquences tragiques ; mort du Forum et de la création culturelle ; fin de l’université citoyenne et des « thés philos » ; fin des Conseils de Ville et de Voisinage remplacés par des conseils de quartiers dont les membres sont désignés par…. le maire (!) ; refus d’attribuer un local à l’opposition municipale ; suppression d’une œuvre d’art dans la salle des mariages ; interdiction aux forces politiques de déposer des fleurs lors des commémorations officielles ;  commissions de travail du conseil municipal non réunies ; prêt d’une salle municipale au FN et à son responsable Florian Philippot ; fin des subventions et expulsion de l’Office Local du Sport ; subventions aux associations relevant soit de la sanction, soit du favoritisme ; pressions sur des dirigeants d’associations pour éliminer certains de leurs membres ayant exprimé une opinion défavorable au maire, etc.
Avec Monsieur Meignen c’est : « je ne veux voir qu’une tête ! », la sienne de préférence, comme en témoigne cette débauche de communication dévolue à sa personne.
Les valeurs du vivre ensemble s’abiment sous les coups portés à notre ville. Toute atteinte à la démocratie, à la liberté d’expression, vise à soumettre le peuple à la volonté des puissants. Le Blanc-Mesnil, ce n’est pas cela ! Les fortes difficultés économiques et sociales vécues par bon nombre de Blanc-Mesnilois-es du fait des politiques d’austérité soutenues par Mr Meignen et ses amis ne doivent pas nous conduire à renoncer à la dignité, à la fierté d’être ce que nous sommes : Des habitant-e-s d’une ville populaire qui veulent vivre debout en démocratie.

source Humanité

NE RESTONS PAS OBSERVATEUR, AGISSONS, VOTONS…. POUR NOTRE VIE…

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