LAGARDE UN MAIRE EXTRA ORDINAIRE…

Lundi 28 juin 2010 1 28 /06 /2010 15:38

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Le site Mediapart a suivi pendant plusieurs jours le Député-maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde. Retrouvez ci-dessous l’article publié suite à cette rencontre.

Seul face à 66.000 habitants. « Quand vous êtes dans une ville de 20.000 ou 25.000 habitants, vous pouvez connaître et suivre tout le monde, explique Jean-Christophe Lagarde, le maire de Drancy. Quand vous êtes dans une ville de 100.000 habitants ou plus, personne ne s’attend à ce que vous sachiez qu’un môme s’est cassé une jambe à cause de la neige. Ici, les gens attendent de moi que je sache tout, alors que c’est impossible. Je sais peut-être 90% de ce qui se passe. »

Le maire dit pouvoir mettre « seulement » 4.000 ou 4.500 noms sur des visages. « En revanche, je me souviens parfaitement des situations. Les gens commencent à me raconter et là je me souviens de ce qu’ils m’ont dit la dernière fois, même si c’était il y a longtemps. »

Mon Drancy. Net =  Le site que Lagarde voudrait voir disparaitre.

Autant le dire d’emblée, suivre pendant plusieurs jours Jean-Christophe Lagarde dans son activité de maire est impressionnant. Au-delà des choix politiques qu’il fait comme député Nouveau Centre. Et sans juger des orientations prises à l’échelle de sa ville, forcément discutables. Simplement en raison de la quantité de travail abattu, de la maîtrise de chaque dossier, de sa connaissance de chaque pas de porte.

Quand on le quitte épuisé, à minuit, après une réunion de quartier où il a été majoritairement interrogé sur des sujets inintéressants pendant près de trois heures (réunion qu’il a prolongée sur le trottoir avec les plus tenaces des habitants), il annonce qu’il retourne travailler en mairie. La journée commence à 8h30 le matin. Cet éternel retardataire finit «en général à 1h30, parfois plus tard », la fatigue compensée par la satisfaction de savoir que des Drancéens ont vu les lumières de son bureau allumées jusqu’à cette heure.

Et les 35 Heures les Drancéens ! Et puis faite des économies pour la planète éteignez la lumière du Maire Lagarde qui se dit aussi « le Roi Soleil »

Pendant le mois de juin, Jean-Christophe Lagarde a eu deux soirées pour lui. Un dimanche. Pas de samedi. Le député-maire reçoit environ 35 personnes par semaine dans ses permanences. « Mon bureau de maire est un vaste confessionnal. Les gens préfèrent attendre six semaines pour me voir, plutôt que de rencontrer un adjoint. Ils me disent: “Mieux vaut s’adresser au bon Dieu qu’à ses saints.”»

JC LAGARDE en dieu de secte voir l’article « des femmes…

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Jean-Christophe Lagarde se dit « schizophrène »: «Depuis 1982, un maire doit s’occuper du quotidien, mais aussi construire la ville à horizon 15 ans». Entre 9h et 19h, explique-t-il, il gère le tout-venant. Avant, après et «pendant qu’il conduit en voiture », il réfléchit aux questions de long terme, comme le Grand Paris, ou l’aménagement de la commune. Des thèmes qui n’intéressent que rarement les habitants. Avant une réunion dans le quartier pavillonnaire des Oiseaux, le maire de Drancy ne se fait donc guère d’illusion. « On va surtout me parler d’une rue qui passe à sens unique et pas du tout du projet d’aménagement du quartier Baillet qui engage l’avenir de la ville. »

La schizophrénie est une psychose, qui se manifeste par des signes de dissociation mentale, de discordance affective et d’activité délirante, ce qui a pour conséquences une altération de la perception de soi-même, des troubles cognitifs, et des dysfonctionnements sociaux et comportementaux allant jusqu’au repli autistique. Le terme est par ailleurs fréquemment utilisé au sens figuré, notamment dans la presse, pour évoquer des attitudes ou des propos simplement contradictoires.

« schizophrène » : On parle de signes positifs parce que ce sont les signes qui sont les plus visibles, un peu comme le sommet d’un iceberg. Le malade ressent des choses nouvelles : hallucinations, délire, sensations corporelles étranges… Ils sont dits négatifs parce qu’ils donnent l’impression qu’il manque quelque chose au schizophrène : il n’a plus d’énergie, plus d’envie, il ne ressent plus les émotions…
Comme son nom l’indique, c’est quand le comportement ou le langage du schizophrène sont désorganisés : on parle d’incohérence, de bizarreries… Ce sont par exemple des difficultés de concentration, des troubles de la mémoire…
En plus de ces trois catégories, il ne faut pas oublier un symptôme qui accompagne presque toujours la schizophrénie (même s’il n’est pas considéré comme spécifique de la maladie) : l’angoisse

Bien vu. Les 450 nouveaux logements, la nouvelle zone d’activité, le possible stade de 10.000 places, la construction éventuelle d’un pont, ne suscitent que peu de questions. Le nouveau mode de stationnement en génère en rafales.

En face à face, lors de ses permanences, Jean-Christophe Lagarde est certes toujours froid, distant – « ne pas trop marquer l’empathie, c’est aussi une manière de me préserver sinon, le soir, je me tire une balle ». Mais il se montre conciliant.

Lagarde veut il toujours avoir le pistolet sous la tempe ou si la question est maladroite Veut il toujours être Maire de Drancy ?

En réunion de quartier, le ton diffère. Toujours froid. Mais limite cassant à l’égard de ceux qui viennent exposer leur situation personnelle. Ce soir-là, c’est la construction d’immeubles le long de deux axes très commerciaux de la ville, aux abords d’une zone pavillonnaire, qui suscite le plus de critiques. Le maire cherche à convaincre: « On a besoin de densifier l’habitat. Sinon, les propriétaires divisent les pavillons pour louer plusieurs appartements dedans, et je ne peux rien faire. Il faut créer des logements près des gares, et sur les grands axes commerciaux. Ce sera un moyen de dynamiser le petit commerce. Avez-vous remarqué que, depuis 2005, il n’y a plus une sandwicherie, plus une friterie qui se crée alors que c’était devenu une mono-activité? Nous rachetons les fonds de commerce et les murs. »

Le maire marque des points. Puis explique, face aux demandes de goudronnage ou encore d’éclairages, que tout ne peut être fait en même temps: « Drancy, c’est un budget de 1.200 euros par habitant et par an. Alors que Bobigny, c’est 2.100 euros; Aulnay 2.500 euros grâce à des entreprises comme PSA et L’Oréal. Moi je veux bien récupérer la moitié de la cité des 3000 si ça me permet de récupérer une part de l’argent. » La salle réagit au quart de tour: « Non non, qu’ils la gardent ! »

L’ argent, L’argent, l’argent, Drancy n’est pas une société anonyme mais une ville avec des humains, tous est dans les choix politiques, l’argent n’est qu’un frein du progrès humain. Lagarde dans sa conception libérale sait le livrer à la foule qui vient avec ses problèmes individuels sans vouloir les réunir en commun. Il joue avec le peuple, le peuple tombe dans le panneau financier mais tel un père il vous recevra individuellement pour assoir son rôle de « Dominant ».

Face aux plaintes individuelles, le maire s’engage à recevoir en mairie, à montrer des plans. Ce qui arrive quelques jours plus tard avec un autre groupe de propriétaires, qui se plaignent qu’un futur immeuble de cinq étages vienne leur gâcher la vue. « Tu peux prendre le promoteur entre quatre yeux et le convaincre de faire un étage de moins, avance le plus déterminé des visiteurs, qui connaît depuis longtemps l’élu. Ils se font suffisamment de marges comme ça.» Le maire tente de réfuter. Et explique pourquoi il tient au projet. Que se diront les pétitionnaires entre eux à la fin de la réunion ? Jean-Christophe Lagarde sait que certains administrés le soupçonnent de toucher des enveloppes sur toutes les opérations d’urbanisme et d’attributions de marchés publics. Lui-même décrit d’ailleurs un système qui rend la corruption facile, tentante. «Si je ne le fais pas, c’est parce que je gagne assez bien ma vie, que je suis un trouillard, que j’ai trop peur de faire dix ans de prison et du regard que les gens pourraient avoir sur moi si je me faisais prendre. Mais peut-être que, plus tard, je le regretterai», glisse-t-il avec ironie.

Avoir eu un maire adjoint qui avait une agence immobilière à Drancy mérite quelques explications, ne  sommes nous pas dans le même cas que Bettencourt et le ministre du budget ?!

A sa grande fureur, Jean-Christophe Lagarde sait qu’il ne peut pas faire taire les rumeurs. Alors, à défaut, il soigne son image par d’autres moyens, qui relèvent du symbolique. Une boîte de chocolats ou une bouteille de champagne envoyée par une personne qui a enfin obtenu un logement ? Il la renvoie, avec un petit mot: «Je n’ai fait que mon travail.» Le maire ne s’en cache pas: «Tout se sait, se répète. Et en réalité, le seul cadeau qu’on puisse me faire, c’est de voter pour moi. »

Lors des premières années de son mandat, ses visiteurs laissaient traîner leur carte d’électeur, de façon inopinée, dans leur dossier logement. Histoire de montrer qu’ils avaient voté. Histoire de signifier qu’ils revoteraient. « Je leur disais: je ne veux pas voir ça. Aujourd’hui, ce sont des pratiques qui ont disparu. »

Ou presque. Lors de sa permanence à Bobigny, un homme vient demander de l’aide pour le compte de son association, qui tente d’équiper un dispensaire au Congo. L’homme explique: «Je sais que les honorables députés français peuvent aider les associations. Je ne sais pas comment fonctionne votre parti, mais moi je peux être adhérent.» Le maire l’interrompt: « On ne mélange pas tout! »

Ne rien accepter. Le faire savoir. Pour le déjeuner, le maire propose «son repas traditionnel», un plat tout préparé, en l’occurrence des pennes aux champignons. Il dit: « Ne vous inquiétez pas, c’est moi qui les achète. » Sans qu’on lui ait rien demandé, il ajoute: « En revanche, la mairie m’a payé le réfrigérateur et le micro-ondes, et ça pourrait être considéré comme de l’abus de bien social. »

Il faut toujours être gentil avec les journalistes, mais des champigons avec la plaisanterie…Et les véhicules municipaux remplis de propagandes pour le député qui foncent vers l’entreprise de distribution de tracts, c’est pas un mélange des genres bizzares ?

Ce fils d’un informaticien et d’une secrétaire se déplace sans chauffeur, «comme d’autres maires mais pas tous. Un poste en moins, ça fait 30.000 euros d’économie pour la ville. Au début j’ai même refusé que la mairie me paye une nouvelle voiture. Mais un jour, j’ai eu trop honte dans la cour de Matignon. Ça ne pouvait plus aller.» Il a maintenant une Prius, au volant de laquelle ses électeurs le voient tous les jours. Lui aussi se tape les embouteillages, lui aussi râle des sens interdits qu’il a lui-même imposés. « Ça m’emmerde, dit-il souvent au volant. Mais c’est bon pour l’intérêt général. » Il ne manque d’ailleurs pas de le faire remarquer.

Une honte à combien pour les habitants de Drancy alors que vous avez les moyens en tant que Député ( service des chauffeurs de l’assemblée parlementaire) ?

Le maire assure que « le seul avantage » qu’il se soit octroyé, c’est d’avoir mis ses enfants à la crèche municipale. « Mais j’estime que quand on travaille tous les jours de 7h à minuit, ce n’est pas anormal. D’autant que ma femme, adjointe aux affaires sociales (« et qui faisait de la politique avant que je la rencontre » précisera-t-il à un autre moment), a aussi des horaires de folie. »

Ayant des enfants à la Créche, nous avons vu le turn over des responsables de la créche municipale, Pourquoi ? qui ne payait pas ses factures à temps ?

La famille, sujet sensible. Face à une classe de CM2 d’un quartier difficile de Bobigny qu’il rencontre dans le cadre du Parlement des enfants, les élèves ont préparé une série de questions. La dernière est toute bête: « Avez-vous le temps de voir vos enfants ? » « Trop peu. »

A son arrivée, des enfants de l’école maternelle voisine, âgés de 3 ou 4 ans, lui avaient demandé à travers la grille: « Monsieur, vous êtes un voleur ? » Le maire charrie le directeur d’école: « Ils ont une drôle d’image des hommes en costume, vos enfants. »

Des politiques avides d’argent ? Pendant les permanences de la semaine, pas une réflexion, pas une allusion à l’actualité du moment, à l’affaire Bettencourt, aux cigares de Christian Blanc ou aux rémunérations de Christine Boutin. Pas une question politique non plus. « J’ai dû en avoir une dizaine en neuf ans. Jamais on ne m’interroge sur l’emploi des jeunes ou sur la politique du logement. Les gens ne votent pas pour moi parce que je suis centriste ou parce que je suis pour une Europe fédéraliste. Mais parce que je travaille. »

Dans les réunions politiques du Nouveau Centre, il explique que l’Education nationale ne manque pas de moyens, mais doit juste repenser les rythmes scolaires et sa manière d’enseigner. Mais là encore à Drancy, le sujet n’affleure jamais.

Sa campagne victorieuse de 2001, il dit ne pas l’avoir menée sur le thème national de l’insécurité, mais «sur les appartements qui perdaient de la valeur, sur le faible niveau scolaire dans la ville, sur le manque d’emplois qui oblige à aller travailler loin, et sur des activités culturelles trop avant-gardistes».

Il a gagné. Mais de son passage dans l’opposition, il a gardé pour les communistes «du mépris». On aurait dit de la haine. Surtout quand il raconte, mâchoires serrées, les campagnes délétères: « Je tractais. Les communistes envoyaient des mecs qui me balançaient dessus des billes qu’ils avaient trempées dans l’huile et qui me dégueulassaient ma chemise et mon costume. Je n’avais plus l’air de rien. Soit je désertais et je leur laissais le terrain. Soit je cognais et on m’aurait accusé de racisme. Soit je fermais ma gueule. » Il a choisi la troisième solution, mais n’a rien oublié de l’humiliation.

Tous s’explique nous avons un Maire vengeur a retardement… C’est triste pour Drancy

Aujourd’hui pourtant, il assure: « Je ne fais pas de politique. 80% des décisions que je prends ne sont ni de droite ni de gauche. Avoir rendu la cantine scolaire gratuite, est-ce de droite ou de gauche ? » De droite, ont répondu les socialistes locaux, puisque le paiement n’est pas proportionné aux revenus des ménages. Le maire conteste, au vu du faible niveau de vie moyen des Drancéens.

Enlever les subventions aux organisations syndicales est un acte d’extrême droite, vendre les logements sociaux est un acte d’extrême droite, demander le rétablissement de la peine de mort est un acte d’extrême droite, ne pas continuer la scolarité d’un enfant drancéen et rendre sdf leurs parents est un acte d’extrème droite. C’est quelques exemples qui sont sans fin, vous cible à Droite et bien à la Droite de Sarkosy !

La cantine à Drancy ou le gâchis de repas journalier gratuit. Mesure de droite qui fait croire qu’il aide les classes de population pauvres, alors qu’il les rend encore plus dépendant de la collectivité.Cette mesure enterre la possibilité de critiquer un repas, elle est anti citoyenne.

Parfois cependant, le naturel revient au galop. Agacé au volant par un automobiliste lent à démarrer, il lâche : « Avance, fonctionnaire ! »

Et on fini par une insulte à l’ensemble du personnel municipal et à tous les fonctionnaires du Pays, Bravo belle représentation !

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