Jean Christophe Lagarde Président de la République

… » L’un des plus chauds partisans d’une candidature centriste à l’Élysée reste le président exécutif du parti, Jean-Christophe Lagarde. «Pourquoi ne pas présenter un candidat du centre et du centre droit? Il y en a toujours eu depuis 1965, a expliqué le député maire du Raincy. Deux candidats, ça n’a jamais empêché de gagner!» «Nous avons besoin d’un candidat pour représenter nos valeurs, besoin de redevenir nous-mêmes», a-t-il poursuivi dans un discours très va-t-en guerre. Loin de la tribune, l’homme explique «qu’avec l’élection de Nicolas Sarkozy, la France en a fini de ces candidats à l’Élysée qui se présente trois fois pour se faire un nom et une quatrième fois pour être élu». «Un président de la République peut maintenant émerger de nulle part en deux ans», annonce-t-il, en cachant de moins en moins bien sa propre ambition.

Jean-Christophe Lagarde et ses amis franciliens étaient déjà à la pointe d’une stratégie de listes autonomes pour les régionales. Ils avaient réussi à contraindre Hervé Morin, au milieu des délicates négociations avec l’UMP, à imposer qu’en cas de listes centristes autonomes, celles-ci auraient dû être généralisées à tout l’Hexagone. Y compris en Haute-Normandie où le ministre de la Défense se serait alors opposé à son collègue UMP de l’Agriculture Bruno Le Maire… Finalement, le Nouveau Centre s’est rangé sous la bannière des listes uniques de la majorité pour les régionales. Comme il l’avait fait aux européennes l’an dernier et très largement aux municipales de 2008.

Un livre qui devait sans doute étre prémonitoire de l'ambition présidentielle de notre Maire

Source : le figaro.fr
Pourquoi, dès lors, y aurait-il un candidat centriste à l’Élysée en 2012, alors même que Nicolas Sarkozy a fait comprendre qu’il ne le voulait pas? La réponse n’est pas vraiment venue samedi du candidat le plus naturel, Hervé Morin. Il a certes rappelé l’héritage que revendique son parti: celui du centre et de l’UDF qui a conduit Jean Lecanuet, Valéry Giscard d’Estaing et Raymond Barre à concourir dans la compétition élyséenne. «1995, c’est le début de la mort», a-t-il ajouté. Démarche mortifère qui conduira aux candidatures ennemies d’Alain Madelin et François Bayrou en 2002, puis à celle «d’opposition» de Bayrou en 2007. »

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