Une centaine de Roms évacués à Drancy


L’entrepôt squatté depuis quatre mois, rue des Rupins, a été vidé et muré.rupins

Les familles roumaines se sont dispersées vers d’autres camps du département. | Gireg Aubert | 15.04.2009,

Hier matin, vers 8 heures, un groupe d’une centaine de Roms roumains, dont une quarantaine d’enfants, ont été évacués, sous surveillance policière, d’un immeuble qu’ils occupaient, rue des Rupins à Drancy. Situé face à l’hôpital Avicenne, le long des voies du tram, le site accueille un entrepôt désaffecté, où étaient autrefois stockés des produits laitiers. En décembre dernier, les Roms avaient commencé à s’y installer jusqu’à atteindre le nombre de deux cents. « Avant Drancy, déjà, nous avons été expulsés d’un autre squat à La Courneuve, racontait hier Micha Botni, porte-parole du groupe. Et certains ont vécu la même chose en septembre à Saint-Ouen. » Deux heures pour rassembler leurs affaires Le propriétaire des lieux a mené au bout la procédure pour récupérer son bien. Le 6 février, l’expulsion était prononcée par le tribunal et les Roms invités à partir. La plupart sont également sous le coup d’une obligation de quitter le territoire. La semaine dernière, les occupants avaient été avertis de leur expulsion imminente de l’entrepôt. Pour la gérante des lieux, « ils ont eu le temps de s’organiser en déménageant des meubles les jours derniers ». Hier matin, à 6 heures, ils ont eu deux heures pour rassembler leurs dernières affaires. Après leur départ, l’immeuble a été vidé et muré. La mesure est un échec pour le collectif d’associations (Mrap, Ligue des droits de l’homme, Aset et Parada) qui accompagnait le groupe. « Nous avions demandé le report de l’expulsion au mois de juillet pour laisser les enfants terminer l’année scolaire », souligne Marie-Geneviève Guesdon, du Mrap 93. A l’école Romain-Rolland de Bobigny, une classe spéciale avait été ouverte pour accueillir vingt d’entre eux. Le départ du squat entraîne également la fin du suivi sanitaire. « Médecins du monde avait récemment vacciné les petits. Mais le rappel prévu le 16 avril n’aura sans doute jamais lieu. Toutes ces familles ont déjà connu plusieurs évacuations de campement, et à chaque fois, elles ont perdu tout ce qu’elles avaient pu construire. » Dans la matinée d’hier, le groupe s’est dispersé entre plusieurs campements sauvages à Pantin, Saint-Denis, Stains et Pierrefitte. Le Parisien

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