A Drancy, on se démène pour l’organiser

Merci à Julie ancienne membre de la direction de « l’UDF jeune » et fille de l »élu municipal à Drancy pour son intervention percutante…

Vincent Mongaillard | 29.01.2009, 07h00

Il n’était pas favorable à la loi sur le service minimum d’accueil (SMA), il ne l’a d’ailleurs pas voté. « Il aurait été préférable d’en laisser la responsabilité aux communes », martèle-t-il. Pour autant, Jean-Christophe Lagarde, député-maire (Nouveau Centre) de Drancy (Seine-Saint-Denis), parce qu’il est « un démocrate respectueux des textes », a décidé de l’appliquer et de « jouer le jeu ».
Mais ce n’est pas une mince affaire. « Ce qui est compliqué et un peu angoissant, c’est de ne pas savoir combien de gosses on devra accueillir. On est dans le flou. On est obligé de faire un pari en se basant sur les trois premières expériences de SMA, donc sur un échantillon statistique faible. Par contre, le SMA ne nous coûte pas d’argent. L’Etat nous rembourse les frais occasionnés. Là-dessus, il n’y a rien à redire, on est payé dans les trois semaines », reconnaît l’édile. Dans cet ancien bastion communiste, 30 des 34 écoles maternelles et élémentaires bénéficieront du dispositif initié par le ministre de l’Education, Xavier Darcos.
Selon le décompte de l’inspection d’académie, 274 des 333 enseignants seront en grève aujourd’hui. Pour occuper les enfants, la ville, tablant sur l’accueil de près de 1 800 d’entre eux sur un total de 7 400 a mobilisé 119 employés municipaux et vacataires dont une vingtaine, en alerte, qui ne se retrousseront les manches qu’en cas de besoin. « Ce sont de vrais calculs d’apothicaires. C’est stressant parce que si j’ai 3 000 mômes, qu’est ce que je fais ? On reste toujours dans l’incertitude même si on a prévu large », estime Didier Manach, directeur du service enfance et jeunesse qui s’attend ce jeudi à « une grosse journée de boulot ». Dès 7 h 30, des animateurs des centres de loisirs, des surveillants de cantine ou des Atsem (les « dames de service » des écoles) seront sur le pont pour superviser les séances prolongées de Monopoly, de peinture ou de poterie. Il a fallu les « recruter » parmi le personnel communal non gréviste. « Et ça, c’est une charge de travail importante », reconnaît Didier Manach.

« Nous devons faire de la pédagogie »

Lundi et mardi, quatre employés de la mairie ont été chargés de passer des centaines de coups de fil aux agents pour savoir s’ils étaient disponibles. « Alors que ce n’est pas leur mission première », souligne Jean-Christophe Lagarde, le premier magistrat. « Il a fallu les joindre une première fois pour obtenir leur accord et une seconde pour leur donner leurs horaires et leur affectation », décrit Nathalie, la secrétaire qui a collectionné les appels. La prise de rendez-vous ne suffit pas. « Nous devons aussi faire de la pédagogie auprès des forces mobilisées, leur dire que les boutchous peuvent être perdus en découvrant des nouvelles têtes », insiste Claudie Cheraifi, Madame SMA au service enfance. Afiwa, responsable du centre de loisirs à la maternelle Dulcie-September, n’a pas hésité une seconde avant d’accepter de jouer l’animatrice-coordinatrice auprès des petits écoliers. « Je rends service aux parents », se félicite-t-elle.

Le Parisien

La Ville de Drancy a plusieurs fois été condamné au conseil d’état, au tribunal administratif. Les juges se basant sur le respect des textes législatifs.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s